L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), appuyée par plusieurs partenaires, a géré soixante sites d’accueil en Haïti au cours du mois de septembre 2026. Ces structures ont permis de prendre en charge 74 463 personnes déplacées internes, selon le rapport de l’organisation.
Contexte sécuritaire et ses répercussions
La détérioration de la sécurité dans plusieurs départements et dans la région métropolitaine de Port‑au‑Prince a intensifié les flux de population. De nombreuses familles, confrontées à la violence, ont été contraintes d’abandonner leurs habitations pour chercher refuge, augmentant ainsi la demande en hébergement, alimentation, eau potable et soins de santé.
Cette pression se répercute sur les sites d’accueil, où l’accès au logement, à l’éducation et aux services de santé devient de plus en plus difficile pour les familles concernées.
Dimensions de la crise humanitaire
Les Nations unies estiment que 6,4 millions d’Haïtiens auront besoin d’une aide humanitaire en 2026, tandis que l’OIM recense près de 1,5 million de déplacés internes. Parallèlement, 5,7 millions de personnes font face à une insécurité alimentaire aiguë, les enfants constituant l’un des groupes les plus vulnérables.
Soutien international
Les activités de gestion des sites en septembre ont bénéficié du soutien de l’ambassade des États-Unis en Haïti, du Fonds humanitaire pour Haïti et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). Malgré cet appui, les besoins restent élevés en raison de la persistance des déplacements et de l’insécurité qui compliquent les interventions.
Les organisations humanitaires insistent sur la nécessité de maintenir et d’amplifier l’assistance afin de répondre aux besoins croissants des populations déplacées, notamment en matière de logement, de nutrition, d’eau et de soins de santé.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info







