dimanche 1 novembre 2026

Disparition de quatre soldats salvadoriens à Santo : un défi majeur pour la Force de suppression des gangs en Haïti

Quatre militaires salvadoriens ont disparu après une embuscade à Santo, soulignant les limites opérationnelles de la Force de suppression des gangs (FRG) et les tensions sécuritaires à Port‑au‑Prince.

Disparition de quatre soldats salvadoriens à Santo : un défi majeur pour la Force de suppression des gangs en Haïti
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Le dimanche 18 octobre 2026, une attaque contre un véhicule blindé de la Force de répression des gangs (FRG) à Santo, dans la commune de Croix‑des‑Bouquets, a entraîné la disparition de quatre militaires salvadoriens. Bien qu’ils aient pu évacuer le véhicule avant qu’il ne prenne feu, leur sort demeure inconnu, et l’armée salvadorienne a confirmé la perte de tout contact avec les soldats déployés en Haïti.

Cette situation a déclenché une réaction immédiate du président salvadorien Nayib Bukele, qui a annoncé une opération militaire visant à retrouver les disparus et a menacé d’intensifier les actions si les soldats n’étaient pas libérés sains et saufs. Des renforts supplémentaires ont ainsi été acheminés vers l’aéroport international Toussaint‑Louverture, où des avions militaires ont déposé du matériel pour la force internationale.

Contexte et capacités de la FRG

Autorisé par le Conseil de sécurité des Nations unies en septembre 2025, le mandat de la FRG consiste à soutenir la Police nationale d’Haïti dans la lutte contre les groupes armés. Malgré un effectif autorisé de 5 500 membres, la force ne compte que moins de la moitié de ce nombre sur le terrain, selon les informations disponibles. Au 23 octobre, le Nouvelliste indiquait la présence de 450 militaires salvadoriens en Haïti, témoignant de l’importance accordée à la mission par San Salvador, mais sans garantir la localisation des soldats disparus.

Les gangs profitent de ces lacunes pour consolider leur emprise sur plusieurs territoires, résistant aux opérations de sécurité qui semblent parfois impuissantes face à leur puissance de feu. Les affrontements qui ont suivi l’attaque de Santo ont fait des victimes parmi les membres de la FRG et des gangs, sans qu’aucune arrestation des chefs de ces derniers ne soit confirmée.

Pour les habitants, la priorité reste la restauration de la sécurité et la reprise des zones contrôlées par les groupes armés. La disparition des quatre soldats constitue un test crucial pour la FRG : sa capacité à retrouver les militaires, à identifier les responsables et à améliorer la protection des déplacements dans les zones à risque déterminera la crédibilité de l’intervention internationale.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info