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17 septembre 2026Version complète du site
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Élections haïtiennes 2026 : le calendrier confronté à une insécurité grandissante à Port‑au‑Prince

Le Conseil électoral provisoire avance vers le premier tour présidentiel prévu en décembre 2026, mais le rapport du Binuh révèle plus de 600 morts et 300 blessés dans la Plaine du Cul‑de‑Sac et Cité Soleil, soulevant de vives inquiétudes sur la tenue d’un scrutin sûr et crédible.

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Le Conseil électoral provisoire (CEP) a fixé le 13 décembre 2026 comme date du premier tour de l’élection présidentielle, avec en parallèle les législatives et le référendum constitutionnel. Cette échéance s’inscrit dans un processus qui vise à rompre une décennie d’absence de vote, mais elle coïncide avec une détérioration marquée de la sécurité dans la capitale.

Violences aggravées dans la métropole

Un rapport spécial du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh), transmis le 6 août 2026, documente une flambée des violences entre le 6 mars et le 31 juillet 2026. Au moins 613 personnes ont perdu la vie et 375 ont été blessées dans la Plaine du Cul‑de‑Sac et à Cité Soleil, dont plus d’un tiers de victimes civiles, parmi lesquelles 111 femmes et 77 enfants. Le même document recense 176 cas de viols perpétrés par des membres de gangs.

Ces chiffres ont entraîné la suspension d’activités commerciales, la fermeture d’écoles et d’établissements de santé, ainsi que le déplacement de plus de 18 000 habitants. L’absence de présence policière durable dans ces quartiers fragilise davantage les droits humains et l’autorité de l’État.

Réactions des acteurs politiques et de la société civile

Plusieurs formations politiques et organisations de défense des droits humains, dont Les Engagés pour le Développement (Ede), l’Assemblée des signataires de l’Accord de Montana, Défenseurs Plus et la Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh), ont exprimé leurs doutes quant à la capacité d’organiser des élections crédibles dans ce contexte. Le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (Rdnp) a rappelé que la réussite du scrutin dépend de conditions minimales de sécurité, de logistique et de financement, ainsi que de la prise en compte des populations déplacées.

Le Collectif des acteurs haïtiens pour le développement et l’organisation alternative (Cahdoa) a, quant à lui, demandé une révision du décret électoral du 2 juin 2026 afin de garantir l’inclusivité du vote.

Enjeux pour le gouvernement

Le gouvernement a réaffirmé que le rétablissement de la sécurité constitue une priorité indispensable à la tenue d’élections libres, transparentes et inclusives. Le CEP poursuit l’inscription des électeurs depuis le 20 juillet 2026 dans les dix départements, tout en enregistrant les entités politiques.

Le défi reste de concilier le calendrier électoral avec une réalité sécuritaire qui ne suit pas le même rythme, afin de permettre à l’ensemble de la population, y compris les habitants des zones les plus touchées, de participer effectivement au processus démocratique.


Source : AlterPresse
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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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