vendredi 6 novembre 2026

Fondasyon je klere réclame un cadre juridique pour l’action des troupes salvadoriennes en Haïti

L'organisation de défense des droits humains Fondasyon je klere demande à l'ONU et au gouvernement haïtien d'établir un cadre légal liant l'intervention militaire salvadorienne à la protection des droits fondamentaux et à la formation de jeunes soldats haïtiens.

Fondasyon je klere réclame un cadre juridique pour l'action des troupes salvadoriennes en Haïti
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Dans un rapport publié le 4 novembre 2026, l’ONG haïtienne Fondasyon je klere (Fjkl) a formulé plusieurs exigences concernant la présence des forces armées salvadoriennes sur le sol haïtien. L’organisme insiste sur la nécessité d’un texte juridique qui conditionne toute action militaire à un respect strict des droits humains, notamment dans le cadre de la lutte contre les groupes armés illégaux.

Fjkl s’adresse directement à Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, en le sollicitant pour renforcer les accords de coopération sécuritaire entre Haïti et le Salvador. Selon le groupe, une telle coopération doit être encadrée afin d’éviter les dérives et de garantir que les opérations de répression des gangs ne se traduisent pas en violations des libertés fondamentales.

Financement et formation des forces locales

Parallèlement, l’organisation propose de réorienter les ressources actuellement allouées à des mercenaires étrangers vers un programme national de formation intensive. Ce dispositif viserait à préparer de jeunes Haïtiens aux missions de sécurité, avec le soutien technique et logistique des soldats salvadoriens. Fjkl estime que cette approche permettrait de réduire la dépendance à des acteurs privés tout en renforçant les capacités locales.

Le rapport souligne également que les membres du collectif « Viv Ansanm » ne doivent pas bénéficier d’une impunité qui encouragerait la récidive. En ce sens, l’ONG plaide pour une responsabilité accrue des acteurs impliqués dans les violences, afin de briser le cycle de l’impunité.

Ces revendications interviennent dans un contexte où la sécurité intérieure demeure fragile et où les autorités haïtiennes cherchent des solutions durables pour contenir l’insécurité. La demande de Fjkl met en avant la nécessité d’allier coopération internationale et souveraineté nationale, tout en plaçant les droits humains au cœur de toute stratégie militaire.


Source : AlterPresse
AlterPresse