Le parti politique Fusion des sociaux‑démocrates haïtiens a publié une note le 5 novembre 2026 appelant à une transparence totale sur la gestion des fonds alloués au processus électoral. Selon le texte, les citoyens doivent pouvoir vérifier comment les ressources publiques sont employées, notamment en ce qui concerne les salaires, les missions, les voyages et les prestations de services.
Demande de rapport public
Fusion s’adresse au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui administre le fonds commun et fournit une assistance technique au Conseil électoral provisoire (CEP), ainsi qu’au gouvernement et au CEP eux‑mêmes. Le parti réclame la publication d’un rapport financier détaillé, vérifiable et accessible, accompagné d’un bilan des réalisations et des dépenses engagées depuis le lancement du processus électoral.
Le parti interroge notamment le montant réellement dépensé par le CEP, la répartition des dépenses entre salaires, indemnités, missions, voyages, consultations, acquisitions et prestations de services, ainsi que les résultats obtenus pour chaque poste budgétaire.
Contexte budgétaire
Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) avait annoncé, le 4 novembre 2026, une réunion de travail avec le CEP pour faire le point sur l’exécution du budget électoral. Avant la révision du calendrier électoral, le CEP avait communiqué un budget de 120 millions de dollars américains. Au 30 septembre 2026, les versements au Fonds commun géré par le PNUD s’élevaient à 80 651 000 $, laissant un solde de 39 349 000 $ à financer. Le MEF a indiqué que ces sommes seraient déboursées progressivement selon les besoins du processus.
Le calendrier électoral actualisé, publié le 28 octobre 2026, fixe le premier tour des élections présidentielles et législatives au 18 juillet 2027, ainsi que le référendum constitutionnel. Ces échéances ont été repoussées par rapport à la date initiale du 13 décembre 2026, en raison de l’insécurité persistante liée aux gangs armés.
En appelant le PNUD à ne pas rester en retrait, Fusion cherche à renforcer la confiance du public dans le processus électoral et à prévenir toute suspicion de mauvaise gestion des fonds publics.
Source : AlterPresse
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