dimanche 1 novembre 2026

Incertitudes sécuritaires et électorales en Haïti : analyse d’un rapport ONU et appel à l’unité nationale

Le débat autour du rapport de l'ONU sur l'insécurité en Haïti et les difficultés du calendrier électoral révèle des tensions entre autorités publiques, justice et société civile.

Incertitudes sécuritaires et électorales en Haïti : analyse d'un rapport ONU et appel à l'unité nationale
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Dans le cadre de l’émission TiChèzBa diffusée sur AlterRadio 106.1 FM, le journaliste Gotson Pierre a reçu le Dr Josué Renaud, président de la New England Human Rights Organization (NEHRO). L’entretien a porté sur deux dossiers majeurs : le rapport d’experts des Nations unies sur l’insécurité en Haïti et les obstacles rencontrés par le processus électoral.

Un rapport ONU jugé sélectif

Le Dr Renaud a critiqué la façon dont le document identifie les responsabilités liées à la violence. Selon lui, l’analyse se concentre sur certains acteurs tout en négligeant d’autres liens potentiels entre les sphères publiques et les réseaux criminels. Il reconnaît que le texte mentionne une forme de collusion, mais estime que l’exposé reste incomplet et ne permet pas de saisir l’étendue réelle des responsabilités.

Il a également souligné le rôle de la justice haïtienne, rappelant que les autorités judiciaires ne peuvent se soustraire à l’examen des accusations soulevées dans le débat public. Pour le Dr Renaud, une enquête approfondie est indispensable afin de rétablir la confiance des citoyens.

Défis du calendrier électoral

La seconde partie de l’émission a abordé les récentes modifications du calendrier électoral et les conditions d’organisation des prochaines scrutins. Le Dr Renaud a mis en doute la capacité du pouvoir exécutif à garantir l’indépendance du Conseil électoral provisoire (CEP). Il a rappelé que le CEP doit rester autonome et que toute ingérence risque de compromettre la légitimité du processus.

Des interrogations subsistent également quant à la fiabilité des listes d’adhésion aux partis politiques, les données du CEP étant jugées peu transparentes. Dans ce contexte, le Dr Renaud a plaidé pour une concertation élargie incluant représentants religieux, organisations de la société civile et autres acteurs nationaux afin d’élaborer des propositions communes.

Il a conclu en appelant à des dirigeants qui placent l’intérêt collectif au cœur de leurs décisions, insistant sur la nécessité d’une unité nationale pour sortir de la crise sécuritaire et électorale.


Source : AlterPresse
AlterPresse