dimanche 1 novembre 2026

Indépendance haïtienne : l’enjeu de la gouvernance au-delà des commémorations

À l’occasion du 220ᵉ anniversaire de la mort de Dessalines, le texte rappelle que la liberté proclamée en 1804 doit se traduire aujourd’hui par des institutions solides et une souveraineté vécue au quotidien.

Indépendance haïtienne : l’enjeu de la gouvernance au-delà des commémorations
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Le 17 octobre, la nation haïtienne rend hommage à Jean‑Jacques Dessalines, figure centrale de l’indépendance. Au-delà des cérémonies, le discours du fondateur interpelle toujours : la victoire militaire ne suffit pas, il faut garantir la liberté dans les institutions et la vie quotidienne des citoyens.

Une souveraineté mise à l’épreuve

Haïti reste souverain sur le plan juridique, mais de nombreuses populations vivent sous la contrainte de la pauvreté, de l’insécurité et de l’accès limité aux services publics. Cette fracture entre le statut officiel du pays et la réalité vécue alimente le questionnement lancé par Dessalines : comment transformer la liberté acquise en une expérience concrète pour chaque Haïtien ?

Le texte insiste sur le fait que la souveraineté ne se décrète pas, elle se construit chaque jour à travers un système judiciaire indépendant, une administration transparente, une police protectrice, une école fonctionnelle et un budget maîtrisé. Lorsque l’État faiblit, les milices, les réseaux d’influence et les interventions extérieures remplissent le vide, imposant leurs propres règles.

Vers une gouvernance responsable

Le rappel de la formule « par nous-mêmes et pour nous-mêmes » de Dessalines invite à interroger le bénéficiaire du pouvoir : les citoyens ou des groupes d’intérêts ? L’article souligne que la véritable indépendance ne peut subsister si les ressources publiques sont détournées ou si les postes sont distribués à titre de récompense.

Il appelle également à une coopération internationale conditionnée à la capacité des autorités haïtiennes à définir leurs priorités et à négocier des accords qui renforcent les compétences nationales plutôt que de perpétuer la dépendance.

En définitive, le texte propose que l’hommage national se mesure à l’aune des décisions prises pour protéger les populations, garantir la justice, assurer les services de base et rendre des comptes transparents. La liberté proclamée en 1804 doit ainsi se manifester dans les institutions qui soutiennent le quotidien des Haïtiens.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info