Dans la nuit du 23 au 24 août 2026, la commune de Kenscoff a été le théâtre d’un épisode meurtrier qui a fait plus de quarante victimes, selon le mouvement Nou Bouke. Les pertes touchent principalement les populations rurales et déplacées : agriculteurs, ouvriers, femmes, enfants, jeunes et personnes sans emploi ont été parmi les plus touchés.
Dans un communiqué publié le 25 août, le collectif a dénoncé ce qu’il considère comme un abandon des classes populaires par les autorités. Le porte‑parole du mouvement, Moïse Eugene, a rappelé que le gouvernement d’Alix Didier Fils‑Aimé n’a pas su garantir le droit à la vie, malgré la présence de la Force de Répression des Gangs (FRG), une unité soutenue par des partenaires étrangers.
Exigences du mouvement
Nou Bouke réclame une assistance immédiate pour les familles endeuillées et propose de réorienter les priorités sécuritaires vers la protection directe des communautés. Le groupe invite également les syndicats, les associations, les jeunes et la diaspora à se mobiliser afin de mettre la pression sur les responsables politiques.
Le porte‑parole a souligné que les conditions actuelles ne permettent pas d’organiser des élections libres et sécurisées. Il a évoqué le massacre de Ruelle Vaillant du 29 novembre 1987 comme rappel historique d’une violence qui persiste sans réponse adéquate.
En conclusion, Moïse Eugene a appelé à rompre avec les politiques d’abandon et à adopter une nouvelle stratégie de sécurité, insistant sur la nécessité de placer la protection des populations au cœur de toute action gouvernementale.
Source : Vant Bèf Info
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