vendredi 18 septembre 2026

Violence armée à Marmont Paul : un mort et deux blessés dans la septième section de Saint‑Michel de l’Attalaye

Une attaque de bandits armés le 15 septembre a fait un mort et deux blessés, dont une fille et un garçon, à Marmont Paul. Les habitants, déjà secoués par un assaut en août, fuient à nouveau leurs maisons.

Violence armée à Marmont Paul : un mort et deux blessés dans la septième section de Saint‑Michel de l’Attalaye
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Le mardi 15 septembre 2026, la localité de Marmont Paul, située dans la septième section communale de Saint‑Michel de l’Attalaye, a été le théâtre d’une nouvelle violente incursion de groupes armés. Selon les informations relayées par l’agent exécutif intérimaire de la commune, Williamson Gaspard, un habitant a perdu la vie et deux enfants, une fille et un garçon, ont été grièvement blessés. Les victimes ont été transportées d’urgence à l’hôpital où elles continuent de recevoir des soins.

Un contexte d’insécurité persistante

Cette attaque s’inscrit dans la continuité d’un épisode tout aussi dramatique survenu le dimanche 16 août 2026 dans le même secteur. Des membres des gangs identifiés comme Kokorat san ras et Gran Grif avaient alors fait un mort, blessé plusieurs personnes par balles et incendié de nombreuses habitations. Le feu et la peur ont contraint de nombreux résidents à abandonner leurs foyers, aggravant la crise humanitaire locale.

Les deux événements illustrent la recrudescence de la violence armée dans le département de l’Artibonite, où les groupes criminels exploitent les faiblesses sécuritaires pour imposer leur contrôle. Les autorités locales, déjà débordées, peinent à rétablir l’ordre et à garantir la protection des populations civiles.

Williamson Gaspard a confirmé que les blessés restent sous surveillance médicale, mais il n’a pas fourni de détails supplémentaires sur l’identité des agresseurs ni sur les motivations de l’attaque du 15 septembre. Les habitants, quant à eux, restent sur leurs gardes, craignant de nouvelles représailles ou de nouveaux assauts.

Face à cette escalade, les organisations de la société civile appellent à une réponse coordonnée des forces de l’ordre et à un soutien humanitaire d’urgence pour les familles déplacées. Le climat d’insécurité continue de freiner les activités économiques et éducatives de la région, accentuant la vulnérabilité des communautés locales.


Source : AlterPresse
AlterPresse