Dans un communiqué daté du 19 octobre, la Banque de la République d’Haïti (BRH) a rappelé l’augmentation notable des cyberincidents qui visent les institutions financières du pays. L’avertissement souligne que, depuis cinq ans, les attaques informatiques se sont intensifiées tant à l’échelle mondiale que régionale, faisant d’Haïti une cible privilégiée.
Interdiction de négocier avec les cybercriminels
Le texte officiel interdit explicitement aux banques, aux coopératives de crédit et à tout autre acteur du système monétaire de verser une rançon aux hackers. Cette consigne vise à éviter de financer les réseaux criminels et à décourager les tentatives de chantage numérique.
Le gouverneur Ronald Gabriel a signé l’avis, rappelant que la responsabilité de la protection des données clients et des actifs repose sur chaque établissement. Les institutions sont tenues de respecter un cadre de sécurité renforcé, incluant la mise à jour régulière des logiciels, la segmentation des réseaux et le contrôle strict des accès.
Actions de la BRH depuis 2023
Depuis l’année dernière, la banque centrale a intensifié ses programmes de formation du personnel des établissements financiers, afin de sensibiliser aux techniques d’intrusion et aux signes précurseurs d’une compromission. Des exercices de simulation sont également organisés pour tester la réactivité des équipes face à un incident.
En cas d’intrusion, la BRH recommande d’activer immédiatement les plans de continuité d’activité, de notifier les autorités compétentes et de procéder à une analyse technique approfondie pour identifier les vulnérabilités exploitées. Les conclusions de cette analyse doivent conduire à des correctifs ciblés afin de renforcer la résilience du système d’information.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie globale de cybersécurité visant à protéger la stabilité financière du pays et à rassurer les déposants quant à la sécurité de leurs fonds.
Source : Vant Bèf Info
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