Une série de réunions s'est déroulée du 23 au 30 août 2026 entre les autorités haïtiennes et les organisations politiques reconnues, dans le but d'ajuster les modalités du futur processus électoral. Les échanges, tenus à Port‑au‑Prince, ont rassemblé un large éventail de groupements, dont le Forum des neuf formations politiques ainsi que plusieurs partis individuels.
Principaux sujets abordés
Les participants ont exprimé des réserves quant à la transparence du registre électoral. Selon eux, l'absence d'une campagne d'information et les problèmes techniques rencontrés sur la plateforme d'inscription en ligne, qui devait accueillir 30 000 membres, compromettent la confiance des électeurs. Des cas de rejet de cartes d'identité jugées valides ont également été signalés, tout comme des inscriptions de membres dans des partis sans leur accord.
Le calendrier électoral a fait l'objet de critiques, notamment en ce qui concerne l'application de l'article 153 du décret électoral. Les acteurs politiques estiment que les délais prévus pour la constitution des dossiers de candidature sont incompatibles avec les exigences du processus.
La neutralité de l'exécutif dans la conduite du scrutin a été mise en avant comme une condition indispensable à la légitimité du vote.
Réactions du pouvoir exécutif
À l'issue des consultations, le Premier ministre a transmis une lettre au Conseil électoral provisoire (CEP) et a rencontré ses membres le lundi suivant pour discuter des points soulevés. Il a demandé au CEP de fournir des réponses concrètes aux préoccupations exprimées.
Le gouvernement a réaffirmé que la crédibilité du scrutin repose sur la transparence, l'équité, le respect de la légalité et la confiance du public. Il a indiqué que les discussions se poursuivent et que les prochaines étapes dépendront des réponses du CEP.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info