dimanche 2 août 2026

Le nombre de déplacés interne en Haïti atteint déjà la barre d’un million

Le Nombre De Déplacés Interne En Haïti Atteint Déjà La Barre D'un Million
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Depuis l’instauration du climat de terreur et les actes de violences perpétrées par la coalition criminelle dénommée « Viv Ansanm » sur la population civile, au moins un million de personnes ont été forcées à fuir leur domicile en Haïti, selon le dernier rapport alarmant publié par l’organisation internationale pour la migration (OIM), le mardi 14 janvier 2025.

C’est par la suite d’un enquête d’évaluation menée par l’organisme international auprès des déplacés internes, qui a révélé l’ampleur et la complexité d’une crise aigüe auxquels font face les personnes déplacées, tout en essayant de garder leur survie dans un contexte où la crise humanitaire s’envenime et les enfants sont les plus touchés par les déplacements, représentant plus de la moitié de la population, a fait savoir l’OIM à travers son rapport.

« Haïti a besoin d’une aide humanitaire soutenue dès maintenant pour sauver et protéger des vies », a déclaré Amy Pope, directrice générale de l’OIM. « Nous devons travailler ensemble pour nous attaquer aux causes profondes de la violence et de l’instabilité qui ont conduit à tant de morts et de destructions », a rajouté la directrice de l’institution.

Par ailleurs, le déplacement des 1 041 000 personnes représente une nette multiplication par trois des déplacements durant une seule année, sortant de 315 000 en décembre 2023 à plus d’un million en 2024.

Cependant, le cas des déplacements internes dans la capitale ont presque doublé, tout en augmentant de 87 % et ont été alimentés par la violence incessante des gangs, l’effondrement des services essentiels et l’aggravation de l’insécurité alimentaire.

Les actes de violence impactent en grande partie les ménages

Dans le département de l’Artibonite, les déplacements ont triplé en 2024, atteignant plus de 84 000 personnes, tout en soulignant la propagation de la violence au-delà de la capitale haïtienne.

Par ailleurs, l’expulsion des 200.000 rapatriés vient d’aggraver un peu plus la situation, qui était déjà précaire avec un manquement des services sociaux adéquats.

« Les Haïtiens méritent un avenir. Dans ces moments de crise profonde, le monde doit choisir la solidarité plutôt que l’indifférence », a conclu Amy Pope.

Toutefois, l’OIM a réitéré la nécessité de poursuivre l’aide humanitaire à travers des investissements à long terme dans la gouvernance, tout en mettant l’accent sur la sécurité et la cohésion sociale.

L’organisation invite les autorités à prendre les dispositions qui s’imposent afin de favoriser le retour à la stabilité en vue de redonner l’espoir à un meilleur.