Le 24 octobre 2026, le président de la République dominicaine, Luis Abinader, a déclaré devant les médias que tout groupe armé cherchant à traverser la frontière avec Haïti serait considéré comme une menace terroriste. Cette affirmation s’inscrit dans le cadre d’un durcissement de la sécurité frontalière, notamment dans la zone sud du pays.
Renforcement de la surveillance frontalière
Les autorités dominicaines ont déployé des effectifs supplémentaires, du matériel logistique, des patrouilles aériennes et des drones pour surveiller les mouvements le long du tracé. Ces mesures visent à détecter rapidement les tentatives d’intrusion et à intervenir avant que les groupes armés ne puissent s’enraciner sur le territoire.
Coopération avec le Salvador
Lors de la même conférence, Abinader a indiqué avoir échangé avec le président salvadorien, Nayib Bukele, au sujet d’un appui logistique et de renseignement destiné aux troupes du Salvador déployées en Haïti. Ces soldats, présents depuis le 22 octobre 2026, sont mobilisés pour retrouver quatre techniciens militaires disparus après une embuscade perpétrée par des gangs armés. Le Salvador compte plusieurs centaines de militaires sur le sol haïtien dans le cadre de cette mission.
Abinader a réaffirmé que la protection du territoire dominicain reste sa priorité absolue, tandis que Bukele a souligné la détermination de son gouvernement à poursuivre les opérations de recherche et de sécurisation en Haïti. Les deux dirigeants ont ainsi mis en avant une coopération régionale visant à contrer la montée de la criminalité transfrontalière.
Ces annonces interviennent alors que les autorités dominicaines cherchent à prévenir une escalade de la violence le long de la frontière, tout en soutenant les efforts internationaux pour stabiliser la situation sécuritaire en Haïti.
Source : AlterPresse
AlterPresse







