Au cours du débat général de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’État dominicain, Luis Abinader Corona, a exhorté les instances internationales à intervenir sans tarder dans la crise qui secoue Haïti. Il a rappelé que la Force de répression des gangs (FRG), déployée depuis le 1er avril 2026, doit voir son mandat prolongé au-delà du 30 septembre 2026, date d’échéance actuelle.
Renforcement de la FRG et besoins matériels
Abinader a souligné que, selon le rapport de l’Observatoire Global Initiative against Transnational Organized Crime (Gitoc) publié en septembre 2026, un peu plus de mille agents sont actifs sur le terrain, loin des 5 500 prévus d’ici décembre 2026. Le porte‑parole haïtien Igor Rugwiza a reconnu que cet objectif ne serait pas atteint avant octobre 2026, d’où l’importance d’un appui logistique et de troupes supplémentaires.
Le président dominicain a également demandé le respect strict de l’embargo sur les armes et le renforcement des institutions locales afin que la sécurité puisse être assurée par les Haïtiens eux‑mêmes à moyen terme.
Conséquences humanitaires et appel à la communauté internationale
Il a rappelé que la violence des réseaux criminels transnationaux, qui contrôlent des territoires, trafiquent armes et personnes et recrutent des enfants, représente une menace directe pour la paix régionale. L’incident de Kenscoff, où 47 personnes, dont cinq enfants, ont perdu la vie le 24 août 2026, illustre l’escalade du drame.
Environ 1,5 million d’Haïtiens, dont la moitié sont des enfants, sont déplacés. Abinader a insisté sur la nécessité de permettre aux enfants de retourner à l’école, aux jeunes de voir un avenir dans leur pays et, lorsque les conditions le permettront, de participer à des élections, les premières en dix ans.
« Il n’existe pas de solution dominicaine à la crise haïtienne. La solution d’Haïti se trouve en Haïti », a conclu le président, appelant l’ONU à ne pas laisser les massacres devenir la norme.
Source : AlterPresse
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