mercredi 16 septembre 2026

Le SP‑CAS interpelle le gouvernement sur des salaires en souffrance et la sous‑financement de la Caisse d’Assistance Sociale

Le syndicat du personnel de la CAS signale trois mois de salaires non versés, des nominations en suspens et réclame une hausse budgétaire ainsi qu’une réforme de son statut institutionnel.

Le SP‑CAS interpelle le gouvernement sur des salaires en souffrance et la sous‑financement de la Caisse d’Assistance Sociale
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Lors d’une conférence de presse le 10 septembre 2026, le Syndicat du personnel de la Caisse d’Assistance Sociale (SP‑CAS) a mis en avant plusieurs dysfonctionnements affectant l’institution. Le principal grief porte sur le non‑versement de salaires, que le syndicat estime à trois mois pour certains agents à la clôture de l’exercice fiscal 2025‑2026.

Retards de paiement et appel au ministre

Le SP‑CAS a demandé à Marc‑Élie Nelson, ministre des Affaires sociales et du Travail, d’accélérer la validation et le traitement administratif des bordereaux de paiement afin de régulariser les salaires en attente. Le syndicat a également rappelé l’importance du versement du « 14e mois » destiné aux frais scolaires des bénéficiaires de la CAS.

Nomination et statut du personnel

Parmi les revendications figure la régularisation de plusieurs employés qui, selon le syndicate, cumulent entre dix et trente ans d’ancienneté sans avoir reçu de nomination officielle. Le ministre aurait promis d’examiner ce dossier lors d’une visite à la CAS, mais le syndicat réclame désormais un suivi transparent et équitable.

Budget et organisation de la CAS

Le SP‑CAS plaide pour une revalorisation du budget de la caisse, estimant qu’une enveloppe plus importante permettrait de mieux répondre aux besoins des populations vulnérables des dix départements couverts. Le syndicat propose également de transformer la CAS d’une direction technique en une direction générale afin de clarifier son cadre administratif.

Des accusations de menaces ont été formulées à l’encontre de Bigues Florestal, assistant directeur désigné par le ministère, qui aurait menacé le porte‑parole du syndicat, Joël Dabia. Le SP‑CAS a demandé au ministre d’intervenir à ce sujet, tout en soulignant que ces allégations restent à vérifier.

Malgré les tensions, le syndicat affirme privilégier le dialogue social et indique avoir adressé plusieurs courriers au ministre pour obtenir une rencontre. Il se tient prêt à poursuivre les actions légales et syndicales afin de faire valoir ses revendications.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info