Dans la nuit du 23 au 24 août, des groupes armés ont perpétré un massacre qui a fait près de quarante morts dans la commune de Kenscoff, au sud de Port‑au‑Prince. Cette violente attaque a ravivé les inquiétudes quant à la stabilité du pays, alors que les autorités se préparent à organiser les élections prévues le 13 décembre 2026.
Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a adressé une note officielle le 26 août, exprimant « une profonde tristesse » face à ces événements. Elle a souligné la détresse humanitaire qui touche la population haïtienne, victime d’une déstabilisation prolongée du territoire.
Appel à une mobilisation internationale
Dans le même communiqué, l’OIF a lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle intensifie ses efforts afin de rétablir la sécurité, notamment pendant la période cruciale qui précède les élections. L’organisation a rappelé son engagement à soutenir le renforcement des capacités de la Police nationale d’Haïti (PNH) et à accompagner le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG).
Ces mesures visent à créer un environnement propice à un scrutin crédible et à réduire les risques d’incidents similaires. L’OIF a également indiqué qu’elle fournirait une assistance technique pour l’organisation des scrutins, afin d’assurer leur bon déroulement.
Le massacre de Kenscoff vient s’ajouter à une série d’attaques récentes qui ont fait de nombreuses victimes dans le pays, rappelant la gravité de la crise sécuritaire actuelle. Les autorités haïtiennes, soutenues par leurs partenaires internationaux, sont donc sous pression pour mettre en place des réponses rapides et efficaces.
Alors que le pays se dirige vers les élections de décembre, la communauté internationale, les organisations régionales et les acteurs locaux sont appelés à coopérer de manière plus étroite pour restaurer la paix et garantir la sécurité des citoyens haïtiens.
Source : AlterPresse
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