À l’occasion de la Journée des Nations unies, le 24 octobre 2026, l’Organisation des Nations unies a publié un communiqué dénonçant la gravité de la situation sécuritaire et humanitaire qui sévit en Haïti.
Statistiques clés
Les violences des gangs armés ont entraîné le déplacement interne d’environ 1,5 million de personnes, dont la moitié sont des enfants. Depuis le début de l’année, plus de 245 000 personnes ont été renvoyées de force depuis des pays voisins de la région caraïbe. Le système onusien en Haïti recense également plus de 5 500 incidents de violences basées sur le genre, dont 70 % sont des cas de viol, souvent perpétrés en groupe par les mêmes groupes armés.
La crise alimentaire touche près de 5,8 millions d’habitants, soit presque la moitié de la population haïtienne, qui fait face à une insécurité alimentaire aiguë. Cette situation fragilise l’accès aux soins de santé essentiels et à l’éducation, déjà mis à rude épreuve par l’insécurité et les déplacements massifs.
Entre juillet et le début octobre 2026, le rapport présenté au Conseil de sécurité le 19 octobre indique que 1 123 personnes ont perdu la vie et 440 ont été blessées dans des affrontements liés aux gangs. Ces chiffres illustrent l’escalade de la violence et son impact direct sur la population civile.
L’ONU réaffirme son engagement à soutenir le peuple haïtien. Elle appelle à une mobilisation internationale qui ne se limite pas à la réponse d’urgence, mais qui vise à renforcer la résilience des communautés, à relancer l’agriculture, à améliorer l’accès à l’éducation, à créer des emplois décents et à soutenir les familles dans la génération de revenus durables.
Source : AlterPresse
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