samedi 7 novembre 2026

Manifestations massives en Haïti en soutien à l’intervention militaire de Nayib Bukele

Le 6 novembre 2026, des centaines de Haïtiens ont défilé à Jérémie, Belladère et Port‑au‑Prince pour saluer l’intervention de Nayib Bukele et réclamer un renforcement de la sécurité face à la violence des gangs.

Manifestations massives en Haïti en soutien à l’intervention militaire de Nayib Bukele
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Le vendredi 6 novembre 2026, trois villes haïtiennes ont été le théâtre de rassemblements populaires. À Jérémie, dans la Grande‑Anse, à Belladère, au Plateau central, et à Port‑au‑Prince, les manifestants ont envahi les rues pour exprimer leur soutien à l’intervention militaire annoncée par le président salvadorien Nayib Bukele.

Les participants ont scandé des slogans en faveur de l’action de Bukele, qu’ils perçoivent comme une réponse nécessaire à l’insécurité qui gangrène le pays. Les slogans, souvent accompagnés d’applaudissements, ont souligné l’espoir d’une présence extérieure capable de rétablir l’ordre et de protéger les populations civiles.

En même temps, les manifestants ont dirigé leurs critiques vers le gouvernement haïtien dirigé par Alix Didier Fils‑Aimé. Selon eux, l’administration actuelle n’a pas réussi à contenir la montée des groupes armés, laissant les habitants dans la peur et contraints de fuir leurs quartiers. Les revendications ont notamment porté sur un renforcement des opérations de l’État afin de permettre aux familles déplacées par les affrontements de regagner leurs foyers.

Exigences de sécurité et appel à l’État

Les protestataires de Port‑au‑Prince ont insisté sur la nécessité d’une action rapide et coordonnée, demandant que les forces de sécurité, qu’elles soient locales ou soutenues par des partenaires étrangers, interviennent de façon plus décisive. Ils ont également appelé à la mise en place de mesures concrètes pour sécuriser les zones les plus touchées par les gangs, ainsi qu’à la création de programmes d’aide pour les déplacés.

Ces manifestations s’inscrivent dans un contexte de tension croissante, où la population cherche des solutions tangibles pour mettre fin à la spirale de violence. Le soutien affiché à Bukele reflète une volonté d’explorer des alternatives, même si elles impliquent l’intervention d’un acteur étranger.


Source : AlterPresse
AlterPresse