Le gouvernement d’Haïti a officiellement confirmé le décès de Mathias Saintil, figure reconnue du réseau criminel qui opère dans la capitale. L’information a été relayée vendredi 6 novembre 2026 par le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé sur le réseau social X, où il a souligné la perte d’un « chef de gang en moins » et rappelé la poursuite des efforts pour libérer le pays de l’emprise des groupes armés.
Selon les renseignements recueillis, Saintil aurait été grièvement blessé à l’abdomen lors d’une frappe de drone dans la soirée du jeudi 5 novembre. L’attaque a eu lieu dans le quartier de Boston, secteur situé au nord de Port‑au‑Prince et largement contrôlé par des organisations criminelles. Transporté d’urgence pour recevoir des soins, le chef de gang serait décédé le lendemain, toujours sous surveillance médicale.
Cette mort intervient alors que les autorités haïtiennes intensifient leurs opérations de sécurité. La Police nationale d’Haïti (PNH), la Force de répression des gangs (FRG) et les troupes militaires salvadoriennes, déployées après la disparition de quatre techniciens militaires salvadoriens en octobre, mènent une campagne coordonnée visant à neutraliser les réseaux armés qui sévissent dans le pays.
Le Premier ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre ces actions, tout en appelant à la vigilance et à la coopération de la population. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni quant aux circonstances exactes de l’intervention du drone ni aux éventuelles conséquences pour le réseau dirigé par Saintil.
La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation sécuritaire en Haïti, où les violences liées aux gangs continuent de freiner le redressement économique et social. La mort de Mathias Saintil pourrait marquer un tournant dans la lutte contre ces groupes, mais les autorités restent prudentes quant aux retombées potentielles.
Source : AlterPresse
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