Le vendredi 7 août, plusieurs organisations politiques et sociales ont présenté, lors d’une conférence de presse à Port‑au‑Prince, leur intention de mobiliser le mercredi 12 août. La marche, prévue entre les quartiers de Delmas 41 et Pétion‑Ville, se veut pacifique et vise à défendre le cadre constitutionnel ainsi que la tenue d’élections jugées crédibles.
Principales revendications
Les porte‑paroles insistent sur l’application de l’article 149 de la Constitution, qu’ils estiment indispensable en cas de vacance de la présidence. Selon eux, le président de la Cour de cassation devrait assurer la continuité institutionnelle dans une telle situation.
Ils dénoncent également le calendrier électoral présenté par le gouvernement, le jugeant inadapté aux réalités actuelles, et critiquent le décret électoral récemment publié. Le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé est visé pour, à leurs yeux, un manque de conformité aux exigences légales et une réponse insuffisante à la crise sécuritaire.
Déploiement géographique
Outre la capitale, des actions sont prévues dans le Sud et à Cap‑Haïtien. Un collectif nommé « Bwa Kayiman » prévoit des rassemblements les 12, 13 et 14 août, à la veille de la commémoration de Bwa Kayiman.
Les organisateurs évoquent également la situation des Haïtiens à l’étranger, dénonçant les expulsions et les conditions de détention dans plusieurs pays, dont les États‑Unis, le Mexique, les Bahamas et la République dominicaine.
Sécurité et appel à la société
Des exemples de tensions sécuritaires, notamment à Gressier et à Mirebalais, sont cités pour souligner l’urgence d’une réponse collective. Les différents secteurs de la société sont invités à rejoindre la mobilisation afin de soutenir un exécutif bicéphale, perçu comme garant de l’ordre constitutionnel.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info







