La Police nationale d’Haïti (PNH) a déclaré le 23 octobre 2026 le déclenchement d’une offensive menée par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) dans la commune de Petite‑Rivière de l’Artibonite. L’objectif affiché est de restaurer la sécurité et de permettre aux résidents de reprendre progressivement leurs activités quotidiennes, suite à une attaque nocturne des groupes armés le 18 octobre.
Au cours des premiers jours d’intervention, les forces de l’ordre ont démantelé plusieurs barrages érigés par les gangs, qui bloquaient les routes et limitaient les déplacements. Un renforcement du dispositif de sécurité a également été mis en place dans la ville afin de sécuriser les zones libérées.
Déplacements et hébergement
Selon le rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) publié le 22 octobre, les violences récentes ont entraîné le déplacement d’environ 7 250 personnes, soit 1 637 ménages, entre le 19 et le 22 octobre. La majorité, soit 60 %, s’est réfugiée dans la même commune, tandis que 40 % a trouvé asile à Verrettes, commune voisine.
Parmi les déplacés, 86 % sont hébergés chez des familles d’accueil, les 14 % restants résidant dans deux sites d’accueil déjà existants avant l’escalade des violences.
Les autorités policières ont appelé le gouvernement et le haut commandement de la PNH à mobiliser davantage de moyens pour éviter une aggravation de la situation et garantir la protection de la population. La PNH a indiqué qu’elle poursuivrait ses efforts pour consolider les zones reconquises et créer les conditions nécessaires à la reprise normale des activités à Petite‑Rivière de l’Artibonite.
Source : AlterPresse
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