dimanche 1 novembre 2026

Petite‑Rivière de l’Artibonite confrontée à une menace grandissante du gang « Gran Grif »

Les habitants de Petite‑Rivière redoutent une prise du commissariat par le gang « Gran Grif », tandis qu’ils réclament un renforcement des forces de l’ordre.

Petite‑Rivière de l’Artibonite confrontée à une menace grandissante du gang « Gran Grif »
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Depuis le dimanche 18 octobre, la commune de Petite‑Rivière de l’Artibonite voit s’intensifier les actions du groupe armé connu sous le nom de « Gran Grif », originaire de Savien. Les résidents signalent une multiplication des patrouilles armées et la mise en place de barricades qui entravent la circulation et compliquent les interventions policières.

Des mouvements qui inquiètent

Les zones concernées s’étendent de la rue Capois jusqu’à la localité de Quatorzième, un point de passage stratégique vers la route communale principale. Selon les témoignages recueillis, ces emplacements servent de points d’appui pour les hommes du gang, qui cherchent à étendre leur contrôle autour du centre‑ville.

Le commissariat sous la menace

Le principal sujet d’inquiétude demeure le commissariat situé au cœur de la ville. Les habitants craignent une prise de ce bâtiment par les armés, ce qui, selon eux, affaiblirait davantage la sécurité locale. Plusieurs résidents ont exprimé le besoin urgent de soutenir les policiers déjà présents, en demandant davantage de moyens matériels et humains.

Parmi les revendications, on retrouve la protection des familles, la garantie de la libre circulation sur les axes principaux et la préservation des activités économiques qui subissent déjà les effets de l’insécurité.

Appel à l’État central

Face à ces pressions, la population a lancé un appel direct aux autorités nationales, sollicitant un renforcement du dispositif sécuritaire. L’objectif affiché est de prévenir toute avancée du gang et d’assurer la sécurité des infrastructures publiques.

Une source policière locale a indiqué que Lucson Elam, présenté comme chef du groupe, aurait donné l’ordre de poursuivre l’offensive jusqu’à la prise du commissariat, en insistant sur le fait de ne pas revenir sans atteindre cet objectif. Cette information n’a pas pu être corroborée de façon indépendante, et aucun bilan officiel des éventuels affrontements n’a été publié.

La situation reste donc tendue à Petite‑Rivière, les habitants attendant une réponse concrète des autorités pour contenir la montée des violences et restaurer un climat de sécurité.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info