Le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a procédé à la publication d’un rapport angoissant, ce lundi 7 avril 2025, concernant les attaques qui ont été menées dans les hauteurs de la commune de Kenscoff par l’organisation criminelle « Viv Ansanm » ou plus de 260 personnes.
« Les informations recueillies et vérifiées par nos équipes au terme d’une enquête minutieuse établissent que les attaques contre Kenscoff ont été d’une brutalité extrême, dans le but de semer la panique au sein de la population », a poursuivi la Représentante spéciale du Secrétaire général en Haïti et Cheffe du BINUH, Maria Isabel Salvador.
Au moins 200 habitations ont été détruites ou incendiées et plus de 3 000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile face à l’escalade des actes de violence pour squatter les places publiques à Pétion-Ville.
Lors de cette attaque, les criminels ne se contentaient pas seulement des actes d’assassinat et destruction sur la population civile de Kenscoff, ils ont aussi violé des femmes et des jeunes filles, témoigne l’organisation onusienne.
A cet effet, les personnes tuées représentent 53 % des membres de la population et 47 % des individus associés, ayant des liaisons aux groupes criminels, rapportent les Nations unies.
Parmi les victimes, le BINUH a dénombré quatre agents de l’ordre qui ont été tués, puis un membre de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité a (MMSS) a été blessé par balles.
En dépit d’une présence policière et militaire remarquée dans des localités tels que Belot, Kikwa, Via, Mache Gode, Kafoubèt Furcy et Obleon les malfrats ont incendié, dimanche 6 avril, le ranch Le Montcel.









