Le jeudi 10 septembre 2026, une importante mobilisation s’est déroulée dans les rues de la capitale haïtienne, rassemblant des citoyennes et citoyens devant le bâtiment du Premier ministre. Le motif principal était la combinaison d’une inflation galopante et d’une insécurité persistante qui pèse sur le quotidien des habitants.
Parmi les manifestants, une femme âgée a exprimé son désespoir en déclarant qu’elle ne pouvait plus supporter la situation, rappelant que son domicile avait été incendié et qu’elle vivait désormais dans la misère sans emploi. D’autres participants ont souligné que l’absence de sécurité rendait impossible toute participation aux élections prévues pour le 13 décembre, affirmant qu’ils refuseraient de voter tant que les conditions de sécurité ne seraient pas garanties.
Le manque de moyens pour assurer la scolarité des enfants a également été mis en avant. Plusieurs parents ont indiqué qu’ils ne pouvaient plus envoyer leurs enfants à l’école, même après la réouverture officielle des classes le lundi 7 septembre, faute de conditions sécurisées et de ressources suffisantes.
Cette protestation intervient dans un contexte où les autorités haïtiennes préparent les élections générales de décembre, tout en faisant face à une crise humanitaire et sécuritaire qui s’est aggravée ces derniers mois. Le gouvernement n’a pas encore communiqué de mesures concrètes pour répondre aux revendications exprimées sur le terrain.
Les organisateurs de la manifestation ont appelé à une action rapide pour contenir la hausse du coût de la vie, renforcer la sécurité publique et garantir un environnement propice à la reprise scolaire. Ils ont rappelé que la stabilité du pays dépendait d’une réponse efficace aux besoins urgents de la population.
Source : AlterPresse
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