Les personnes déplacées hébergées dans différents sites de Port-au-Prince, tels que le Lycée Firmin, le Lycée Marie-Jeanne et les alentours des anciens locaux du Ministère de la Communication, sont confrontées à une épidémie de gale de plus en plus préoccupante. La situation des victimes s’aggrave dans un contexte déjà marqué par des cas de choléra et de blessures par balles, exacerbant la précarité qui les touche.
Dans cette situation d’urgence, les appels à l’aide se multiplient, notamment de la part de Médecins Sans Frontières (MSF), dont l’intervention est jugée indispensable. Les déplacés demandent la réouverture du centre MSF de Turgeau, qui a déjà apporté des soins vitaux à de nombreuses victimes de cette crise humanitaire. Le besoin de soins médicaux est urgent et le silence du gouvernement haïtien face à cette crise de santé publique ne fait qu’aggraver des conditions de vie déjà intolérables.
Les conditions sanitaires sur ces sites sont déplorables et la propagation de la gale, une maladie de peau très contagieuse, met en danger la santé de milliers de personnes. Les enfants et les personnes âgées sont les plus touchés par cette épidémie. Le manque de structures médicales opérationnelles, combiné à la lenteur de la réponse du gouvernement, laisse les personnes affectées dans une situation de plus en plus désespérée.
Cette crise de santé publique s’ajoute à la grave instabilité politique et économique qui affecte Haïti depuis plusieurs années. Si la solidarité internationale et les ONG comme MSF sont parfois le seul recours possible, la responsabilité de l’Etat dans la gestion de cette crise ne peut être ignorée. L’inaction des autorités haïtiennes laisse de nombreuses familles dans l’attente de solutions concrètes et immédiates.
Dans l’attente d’une action urgente, les déplacés continuent de lutter contre une épidémie qui aggrave leurs souffrances et leurs espoirs d’un avenir plus sûr.









