vendredi 31 juillet 2026
ÉCONOMIE 2 min de lecture

Protocole d’accord entre la BID et Haïti : Un pas vers un avenir plus résilient ?

Le lundi 21 avril 2025, un protocole d’accord a été signé entre la Banque interaméricaine de développement (BID) et le gouvernement haïtien. Ce partenariat, qui inclut des acteurs majeurs tels que la Banque mondiale, les Nations unies et l’Union européenne, marque une nouvelle étape dans la préparation du Plan de développement à moyen terme d’Haïti pour la période 2025-2030.

Cette initiative est porteuse d’espoir de redressement économique et social pour un pays meurtri par des crises successives. Haïti est depuis longtemps pris dans un cycle de vulnérabilité, renforcé par les catastrophes naturelles, l’instabilité politique et une situation économique précaire. Comment cette nouvelle collaboration peut-elle réellement transformer le destin du pays ?

L’accord est basé sur l’évaluation rapide de l’impact (RCIA), une étude coordonnée par la Banque mondiale. Sur la base de cette analyse, les efforts de collaboration visent à renforcer la résilience d’Haïti en mettant en œuvre des projets alignés sur les priorités et les objectifs du gouvernement haïtien. Une approche territoriale sera adoptée, un choix judicieux pour une meilleure répartition des ressources et un développement plus inclusif, tenant compte des disparités entre les différentes régions du pays.

Mais au-delà des annonces officielles, il est essentiel de se demander si ce partenariat sera à la hauteur des attentes. Les projets de développement lancés dans le passé, souvent soutenus par la communauté internationale, ont souvent échoué en raison d’un manque de suivi, d’une mauvaise gouvernance et de la corruption qui gangrène certaines parties de l’État haïtien. La question qui se pose aujourd’hui est celle de la mise en œuvre. Haïti dispose-t-il des structures nécessaires pour gérer efficacement l’arrivée de ces fonds et la mise en œuvre de projets à long terme ?

Le fait que cette initiative comprenne une approche territoriale est un pas important, mais le succès dépendra de la capacité du gouvernement à assurer une gestion décentralisée et transparente des ressources. Il est également impératif que les acteurs de la coopération internationale ne se contentent pas de faire des promesses, mais s’engagent à soutenir activement Haïti dans la construction d’une véritable infrastructure administrative et d’un environnement propice à une croissance durable.

Ce protocole d’accord pourrait être une opportunité décisive pour Haïti de se reconstruire sur des bases solides, mais le véritable défi résidera dans la capacité de tous les acteurs à faire preuve de rigueur, de transparence et d’un véritable engagement envers le peuple haïtien.