Le 1er octobre 2026, le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé a présenté le nouveau Code fiscal haïtien, censé simplifier et rendre plus équitable le système d’imposition. Cette réforme a été accueillie avec scepticisme par plusieurs organisations syndicales, qui dénoncent notamment l’application d’une taxe de 15 % sur les salaires des travailleurs du secteur public et privé.
Les revendications des syndicats
Dans un communiqué conjoint daté du 18 octobre, quinze syndicats ont formulé trois exigences immédiates : la suppression de la taxe salariale de 15 %, le versement du quatorzième mois aux fonctionnaires et le règlement des créances des centres hospitaliers qui assurent les soins aux assurés de l’Office d’assurance accidents du travail, maladie et maternité (OFATMA). Le texte précise que le gouvernement dispose jusqu’au 29 octobre pour répondre à ces demandes.
Au-delà de ces points, les organisations ont rappelé la détérioration des conditions de vie et de travail, aggravées par l’insécurité, les violences et le coût élevé de la vie. Elles ont également évoqué la nécessité d’ajuster les salaires, l’inflation ayant dépassé les 10 % prévus par l’article 137 du Code du travail, avec des estimations oscillant entre 17 % et 24 %.
En cas d’absence de réponse satisfaisante avant le 30 novembre, les syndicats envisagent deux journées supplémentaires de mobilisation les 1er et 2 décembre, tout en appelant la population à soutenir le mouvement dès le 19 octobre.
Parmi les signataires figurent le Syndicat de la police nationale d’Haïti (SPNH‑17), l’Union nationale des normaliens et éducateurs d’Haïti (UNNOEH), l’Association nationale des greffiers haïtiens (ANAGH) et la Centrale unitaire des travailleurs des secteurs public et privé d’Haïti (CUTRASEPH).
Source : AlterPresse
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