Le 26 octobre 2026, le président de la République dominicaine, Luis Abinader, a annoncé une nouvelle restriction visant les organisations criminelles haïtiennes : aucune activité de ces groupes ne doit se dérouler à moins de vingt kilomètres du territoire dominicain. Cette décision s’inscrit dans une stratégie globale de prévention visant à protéger la souveraineté, la paix et la sécurité du pays.
Surveillance accrue et moyens renforcés
Le ministère de la Défense dominicain a indiqué que les forces armées ont doublé les effectifs et les véhicules blindés déployés le long des postes frontaliers de Jimaní et d’Elías Piña. Des drones, des avions de patrouille et des navires de surveillance ont également été mobilisés pour garantir une visibilité permanente sur les mouvements transfrontaliers.
Selon le lieutenant‑général Carlos Antonio Fernández Onofre, les gangs contrôlent une grande partie de Port‑au‑Prince, mais les flux migratoires se dirigent principalement vers l’ouest d’Haïti, limitant les déplacements vers les points de passage dominicains. Deux groupes d’autodéfense haïtiens, situés entre les gangs et la frontière, contribuent à décourager les incursions.
Coopération logistique avec les forces internationales
Le ministre des Affaires étrangères, Víctor « Ito » Bisonó, a rappelé que la République dominicaine continue de faciliter le transit des contingents étrangers autorisés par l’ONU. Cette aide logistique comprend le transport de fournitures médicales, le soutien aux évacuations de personnel et la délivrance d’autorisations pour les missions aériennes humanitaires.
Parmi les forces présentes, le contingent salvadorien compte déjà 450 soldats depuis le 24 octobre, avec un effectif total d’environ 2 181 soldats de la Force de répression des gangs (Frg) en Haïti. Les autorités dominicaines prévoient que la Frg atteindra près de 5 500 membres d’ici trois mois.
Le président Abinader a souligné que, malgré la grave crise sécuritaire en Haïti, aucun risque immédiat ne menace la République dominicaine grâce à ces mesures de contrôle et à la coopération régionale.
Source : AlterPresse
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