Le jeudi 22 octobre, un détachement de cent militaires salvadoriens spécialisé dans les opérations de recherche a débarqué à Port‑au‑Prince. Leur mission : retrouver les quatre membres de la Force de répression des gangs (FRG) portés disparus depuis le dimanche 18 octobre, à la suite d’une attaque de gangs armés dans le quartier de Santo, à Croix‑des‑Bouquets.
Les forces salvadoriennes opèrent sous le commandement de la FRG et en étroite collaboration avec la Police nationale d’Haïti (PNH). Elles sont engagées dans la plaine du Cul‑de‑Sac, où les autorités ont demandé aux résidents de Santo et des villages voisins d’éviter les zones de recherche afin de ne pas compromettre les opérations.
Contexte et réactions internationales
Le président salvadorien Nayib Bukele a ordonné le déploiement initial de ces cent soldats, comme le rapporte le quotidien américain Miami Herald. Selon le même média, une seconde vague de cent militaires pourrait être mobilisée, selon des sources proches du déploiement. L’ambassadrice du Salvador auprès de l’ONU, Egriselda López, a dénoncé l’attaque devant le Conseil de sécurité le 19 octobre, appelant à une mobilisation internationale pour sécuriser les ressortissants.
De son côté, le gouvernement haïtien a déclaré que la libération des quatre militaires était une priorité absolue. Le chef du gouvernement a présidé une réunion de haut niveau à la Primature pour évaluer les interventions en cours et renforcer la coopération avec la FRG.
Impact local
Depuis le 18 octobre, plusieurs secteurs de la plaine du Cul‑de‑Sac, dont Croix‑des‑Missions, Carrefour Shada et Santo, connaissent une paralysie totale des activités commerciales et des transports publics. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des bâtiments détruits et des barricades érigées par les gangs pour entraver les forces de l’ordre.
Dans la localité de Bon‑Repos, les écoles sont fermées, tandis que les habitants de la région subissent les conséquences d’une insécurité persistante. Les autorités haïtiennes et salvadoriennes maintiennent leurs efforts conjoints, espérant retrouver les militaires disparus et rétablir la stabilité dans la zone.
Source : AlterPresse
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