jeudi 17 septembre 2026

Renouvellement de la loi HOPE/HELP : une bouffée d’oxygène pour le textile haïtien, mais pas une solution globale

Le maintien des préférences commerciales américaines protège des milliers d'emplois textiles en Haïti, pourtant l'économiste Eddy Labossière estime qu'un plan de développement plus large est indispensable.

Renouvellement de la loi HOPE/HELP : une bouffée d'oxygène pour le textile haïtien, mais pas une solution globale
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Le Congrès américain a approuvé le prolongement des dispositions préférentielles de la loi HOPE/HELP jusqu’à la fin 2028. Cette décision assure la continuité d’un régime douanier favorable qui soutient le secteur textile haïtien, un pilier d’emploi dans le pays.

Impact immédiat sur l’emploi

Selon l’économiste Eddy Labossière, l’absence de ce renouvellement aurait entraîné la perte d’environ vingt mille postes dans les usines de confection. Le maintien de ces avantages représente donc une protection cruciale pour les travailleurs, dont les salaires restent très modestes.

Limites d’une mesure sectorielle

Labossière souligne toutefois que le secteur de la sous‑traitance ne peut à lui seul relancer l’économie nationale. Les revenus générés restent faibles, les conditions de travail précaires et la capacité d’achat des salariés limitée. Il met en garde contre une dépendance excessive à une main‑d’œuvre bon marché, qui ne favorise ni la mobilité sociale ni la croissance durable.

Vers une stratégie de diversification

L’économiste plaide pour un programme national de développement qui dépasserait le simple cadre commercial. Il propose de diversifier les activités productives, d’encourager les investissements locaux, d’améliorer les salaires et de créer des emplois décents dans plusieurs secteurs. Une telle approche, estime-t-il, permettrait de réduire la vulnérabilité de l’économie haïtienne face à l’insécurité et à la récession qui perdurent depuis plusieurs années.

Le gouvernement haïtien a salué le vote américain comme un signal positif, mais les analyses indiquent que la mesure, bien qu’importante, ne résout pas les problèmes structurels de chômage, de pouvoir d’achat en chute et de manque d’investissement. La priorité, selon Labossière, est de transformer les avantages commerciaux en leviers pour un développement plus large, incluant la production nationale et le soutien aux petites et moyennes entreprises.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info