Le 5 août 2026, la juge fédérale Ana Cecilia Reyes a annulé les mesures qui suspendaient les expulsions de ressortissants haïtiens bénéficiant du Statut de protection temporaire (TPS). Cette décision intervient après le jugement de la Cour suprême des États-Unis rendu en juin 2026, qui a confirmé la légalité de la reprise des procédures d’éloignement.
Envergure de la mesure
Selon les informations relayées par la presse américaine, la décision de la juge Reyes concerne près de 350 000 Haïtiens inscrits au TPS. Elle autorise les autorités migratoires à reprendre les dossiers d’expulsion, à l’exception des personnes disposant déjà d’un autre statut légal aux États-Unis, comme la résidence permanente ou l’asile.
Le TPS, instauré pour protéger les ressortissants de pays confrontés à des conditions exceptionnelles, avait été suspendé par l’administration précédente, dirigée par Donald Trump, qui avait bloqué les expulsions de cette catégorie. La levée de ce blocage marque un revirement majeur dans la politique migratoire américaine à l’égard d’Haïti.
Conséquences pour les bénéficiaires
Les personnes concernées devront désormais faire face à des procédures d’expulsion qui peuvent aboutir à leur renvoi vers Haïti. Aucun nouveau chiffre n’est fourni concernant le nombre de cas déjà en cours ou les délais de traitement. Les autorités américaines n’ont pas indiqué de mesures d’accompagnement spécifiques pour les individus concernés.
Cette évolution juridique s’inscrit dans un contexte plus large de débats sur la politique migratoire américaine et les droits des réfugiés. Les organisations de défense des droits humains surveillent de près la mise en œuvre de la décision, craignant une augmentation des expulsions et leurs répercussions sociales.
Source : AlterPresse
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