Lors d’une interview diffusée sur Fox News le 31 octobre 2026, le président des États‑Unis, Donald Trump, a déclaré avoir discuté avec le président du Salvador, Nayib Bukele, au sujet du déploiement de forces salvadoriennes en Haïti. Selon ses propos, il aurait encouragé Bukele à « faire ce qu’il a à faire » face aux difficultés rencontrées par les troupes sur place.
Cette remarque fait suite à une conversation téléphonique révélée par le média Axios le 30 octobre, où Bukele aurait sollicité l’assentiment de Washington avant d’accroître la présence militaire salvadorienne. Les sources citées par Axios indiquent que Trump aurait donné son aval, ouvrant la possibilité d’une multiplication par deux ou trois du contingent initialement annoncé.
Déploiement actuel et objectifs affichés
Le Salvador a communiqué le 28 octobre son intention d’envoyer jusqu’à 2 000 soldats en Haïti. L’opération vise notamment à retrouver quatre techniciens aéronautiques salvadoriens disparus lors d’une attaque armée le 18 octobre à Santo, dans la commune de la Croix‑des‑Bouquets. Bukele a précisé sur le réseau X que cette mission ne constituait ni une invasion ni une action dirigée contre la population haïtienne.
Les troupes salvadoriennes opèrent déjà au sein de la Force de répression des gangs (FRG), créée avec le soutien des Nations unies. Le renforcement envisagé soulève toutefois des questions quant à la chaîne de commandement, la coordination avec les forces nationales haïtiennes et la durée prévue de l’intervention.
Aucune décision officielle n’a encore confirmé une augmentation du nombre de soldats, même si des sources évoquent la possibilité d’un doublement ou d’un triplement des effectifs. Le contexte sécuritaire haïtien, marqué par la lutte contre les gangs, reste le principal moteur de ces discussions.
Source : AlterPresse
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