Le jeune missionnaire américain Maylon Foshee, originaire de Mansfield, a été mis en cause par les autorités fédérales des États‑Unis pour des actes d'abus sexuels présumés sur des enfants en Haïti.
Enquête et mise en accusation
Une plainte pénale a été déposée le 22 septembre 2026 auprès du bureau du procureur du district ouest de la Louisiane, à la suite d'une investigation conduite par le FBI. Le département de la Justice indique que, en cas de condamnation, Foshee encourt jusqu'à trente ans d'incarcération fédérale.
Les faits reprochés s'étalent de 2023 à 2026, période durant laquelle le missionnaire aurait séjourné à plusieurs reprises à Gonaïves, où il œuvrait pour une organisation ministérielle. Selon les dossiers judiciaires, il aurait entretenu des relations sexuelles illicites avec plusieurs mineurs placés sous sa responsabilité, dont certains vivaient chez lui ou bénéficiaient d'un soutien financier.
Au mois d’août 2026, trois jeunes victimes ont fourni aux enquêteurs des récits détaillant les abus supposés survenus alors que Foshee les hébergeait ou les encadrait.
Réactions officielles
Le procureur fédéral Zachary A. Keller a remercié le FBI pour son travail et rappelé que la protection des enfants constitue une priorité majeure de l'administration. Il a souligné que la détection, l’enquête et la poursuite des prédateurs sont au cœur de la mission du bureau, notamment pour garantir la sécurité des communautés de Louisiane.
L’affaire est conduite par l’assistante du procureur Cheyenne Y. Wilson, assistée de l’assistante juridique Amanda Morgan, dans le cadre du projet national Safe Childhood, lancé en 2006 pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels sur les enfants.
Un autre cas connexe
Un second missionnaire américain, Jeriah Mast, 45 ans, originaire de l’Ohio, a plaidé coupable le 8 septembre 2026 à deux chefs d’accusation d’inconduite sexuelle avec des mineurs en Haïti. Sa condamnation est prévue pour le 15 décembre 2026.
Ces procédures illustrent l’engagement des autorités américaines à poursuivre les auteurs d’abus sexuels à l’étranger et à renforcer les mécanismes de protection des enfants.
Source : AlterPresse
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