vendredi 18 septembre 2026

Urgence écologique en Haïti : la Forêt des Pins au bord de la disparition

Le Collectif des organisations écologiques d’Haïti (Coe‑H) signale une perte de près de 90 % de la Forêt des Pins, première réserve de biosphère du pays, et réclame des mesures d’urgence pour stopper la déforestation et restaurer le site.

Urgence écologique en Haïti : la Forêt des Pins au bord de la disparition
Partager cet article

Le Collectif des organisations écologiques d’Haïti (Coe‑H) a lancé un appel à l’action après des constats alarmants réalisés le 5 juillet 2026. Des centaines de pins ont été abattus pour le marché du bois d’œuvre et des traces de brûlis indiquent que des parcelles de la forêt sont converties en terres agricoles.

Une perte massive en moins d’un siècle

En 1937, la Forêt des Pins s’étendait sur environ 40 000 hectares. Aujourd’hui, la superficie résiduelle est estimée à moins de 5 000 hectares, soit une diminution de près de 90 %. Cette réduction dramatique a conduit le Coe‑H à qualifier la situation d’urgence, rappelant que la zone a été reconnue comme première réserve de biosphère haïtienne par l’UNESCO en 2012.

Les principales causes identifiées sont l’exploitation illégale du bois, l’expansion de l’agriculture et le déplacement de populations vers le Sud‑Est, qui intensifient la pression sur les terres forestières. Le collectif souligne également que le parc national La Visite subit des dynamiques similaires, aggravant la perte de biodiversité dans la région.

Demandes d’intervention

Le Coe‑H sollicite l’État haïtien, l’UNESCO et les partenaires nationaux et internationaux pour mettre en place des dispositifs de surveillance renforcée, un aménagement du territoire plus strict et des programmes de reboisement. Selon le collectif, ces mesures sont indispensables pour préserver les services écosystémiques, protéger les espèces endémiques et garantir les moyens de subsistance des communautés locales.

En l’absence d’une réponse coordonnée, la Forêt des Pins risque de devenir un exemple supplémentaire de la dégradation environnementale qui affecte de nombreuses zones protégées en Haïti.


Source : AlterPresse
AlterPresse