La Commission nationale de démantèlement, de désarmement et de réinsertion (CNDDR) a publié, le 24 octobre, une mise en garde concernant la situation sécuritaire à Santo, quartier de la commune de Croix‑des‑Bouquets. Selon le texte, les violences se sont intensifiées, entraînant des déplacements forcés de populations civiles qui se retrouvent exposées à des risques accrus.
Face à cette détérioration, la CNDDR rappelle aux forces engagées – qu’elles soient militaires ou policières – que la protection des civils doit être la priorité de toute opération. Elle s’appuie sur l’article 19 de la Constitution haïtienne de 1987, garantissant le droit à la vie et à l’intégrité physique, ainsi que sur l’article 13, alinéa 3, du Protocole additionnel II aux Conventions de Genève, qui impose la protection des populations civiles contre les dangers liés aux actions militaires ou policières.
Exigences en matière de désarmement
Parallèlement à l’appel à la protection, la commission insiste sur la nécessité de sécuriser les armes et munitions déjà saisies ou récupérées dans la zone. Elle propose un inventaire rigoureux suivi d’une remise aux autorités nationales compétentes, en coordination avec le système judiciaire et les mécanismes de suivi prévus par la loi.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre plus large de l’engagement de la CNDDR pour le désarmement, le dialogue et la cohésion sociale. Selon l’organisme, un retour durable à la paix ne pourra être envisagé que si les actions menées sont transparentes, responsables et concertées entre les différents acteurs de l’État et la société civile.
En soulignant l’importance du respect du droit international humanitaire, la CNDDR espère freiner l’escalade des violences et offrir un environnement plus sûr aux habitants de Santo, qui subissent quotidiennement les conséquences des conflits armés et des déplacements forcés.
Source : Vant Bèf Info
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