Dans la nuit du 23 au 24 août 2026, la commune de Kenscoff a été le théâtre d’un nouveau massacre perpétré par des groupes armés. Face à cette tragédie, l’organisation politique Altènativ Sosyalis (ASO) a publié, le 27 août, une note officielle appelant à la démission du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé ainsi que de l’ensemble des membres du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN).
Selon ASO, les autorités n’ont pas mis en place de mesures concrètes pour protéger les populations, rappelant que Kenscoff avait déjà subi une violente attaque en janvier 2025. L’organisation critique notamment la décision du directeur général de la Police nationale, Vladimir Paraison, qui a demandé à la Direction centrale de la police judiciaire d’identifier les auteurs, alors même que certains d’entre eux avaient revendiqué publiquement les faits et diffusé des images d’otages sur les réseaux sociaux.
Exigences d’Altènativ Sosyalis
Au-delà de la démission du chef du gouvernement, ASO réclame la convocation d’un congrès national et la mise en place d’un exécutif composé de personnes « compétentes » et « responsables ». L’organisation insiste sur la nécessité de mesures structurelles pour mettre fin au phénomène des gangs et préparer des élections dans un climat de confiance, de transparence et de crédibilité. Elle affirme que « avec Alix Didier Fils‑Aimé, il ne peut y avoir d’élections » et que le problème de sécurité ne pourra être résolu tant que le gouvernement actuel restera en place.
Ces revendications s’inscrivent dans un contexte de tension croissante en Haïti, où les violences des groupes armés continuent de menacer la stabilité du pays. Le gouvernement n’a pas encore réagi officiellement aux demandes d’ASO, laissant la population et les observateurs internationaux dans l’attente d’une réponse.
Source : AlterPresse
AlterPresse







