jeudi 17 septembre 2026

Le MOHSANA propose une transition technocratique face à la crise haïtienne

Après plusieurs semaines de silence, le Mouvement haïtien de Sauvetage national (MOHSANA) s’adresse directement au peuple haïtien, appelant à l’auto‑organisation et détaillant une feuille de route de sept priorités pour une administration de transition.

Le MOHSANA propose une transition technocratique face à la crise haïtienne
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Le Mouvement haïtien de Sauvetage national (MOHSANA) a rompu son mutisme concernant la situation politique et sécuritaire qui sévit en Haïti. Dans une tribune publiée sur AlterPresse, le collectif explique que le retrait du Conseil présidentiel de transition a laissé le pays dans un climat de confusion, de violences et de désorganisation institutionnelle.

Face à l’impasse électorale, aux attaques meurtrières comme le massacre de Kenscoff, à la recrudescence des enlèvements et à la montée en puissance des groupes armés, le MOHSANA estime que le silence équivaut à une forme de complicité. Le mouvement invite donc les Haïtiens, tant sur le territoire qu’à l’étranger, à s’auto‑organiser pour protéger leurs communautés et reconstruire les bases d’une société résiliente.

Une feuille de route en sept points

Le cœur de la proposition repose sur la mise en place d’une administration technocratique de transition, dépourvue d’attaches partisanes, chargée de mettre en œuvre sept priorités :

  1. Rétablir la sécurité minimale pour permettre la vie quotidienne.
  2. Combattre les réseaux criminels liés à la corruption, au trafic d’armes et de drogues.
  3. Renforcer la chaîne pénale afin de mettre fin à l’impunité.
  4. Reconstruire les quartiers dévastés et faciliter le retour des déplacés.
  5. Lancer un moratoire de deux ans sur les déportations massives de Haïtiens résidant aux États‑Unis.
  6. Stimuler l’économie nationale en soutenant les activités productives.
  7. Organiser des élections crédibles, transparentes et acceptées par la population.

Cette transition, selon le MOHSANA, ne doit pas être perçue comme une prise de pouvoir, mais comme une étape préparatoire à la restauration d’une souveraineté populaire et à la refondation des institutions.

Le mouvement souligne également l’importance de mobiliser tous les acteurs de la société – jeunes, femmes, diaspora, associations locales, artistes et intellectuels – en utilisant les formes d’expression culturelle traditionnelles et modernes pour diffuser un message d’unité et d’espoir.

En appelant à une mobilisation collective inspirée des moments historiques de la lutte haïtienne, le MOHSANA veut que le peuple reprenne en main son destin, au lieu de dépendre de dirigeants jugés incapables ou de pressions extérieures.


Source : AlterPresse
AlterPresse