Le parti politique Alternative socialiste (Aso) a publié une note appelant à un consensus national afin de définir le cadre des prochaines élections générales, prévues le 13 décembre 2026. Selon le texte, le contexte sécuritaire actuel empêche la tenue d’un scrutin conforme aux exigences de la démocratie.
Des conditions jugées incompatibles avec la liberté de vote
L’Aso estime que procéder à des élections dans les zones où les groupes armés exercent le contrôle constitue un acte irresponsable et un mépris envers la population. Le parti ne s’oppose pas au principe même du vote, mais il rejette toute organisation qui ne garantirait pas une participation libre, sûre et sans intimidation.
Dans trois départements – l’Ouest, l’Artibonite et le Plateau central – qui représentent près de la moitié du territoire et plus de la moitié de l’électorat, l’État ne dispose d’aucune autorité effective. Des hommes armés imposent leur loi, perçoivent des taxes sur le bétail et pourraient s’emparer des centres de vote, transformant le scrutin en une simple mise en scène.
Exigences de l’Aso pour un scrutin légitime
Le parti insiste sur la nécessité d’élections crédibles, inclusives, transparentes et légitimes, issues d’un accord national. Il appelle à définir le type d’élections souhaitées, les responsables de leur organisation et les garanties indispensables au bon déroulement du processus.
L’Aso souligne que les départements de l’Ouest et de l’Artibonite sont particulièrement exposés à des défis sécuritaires majeurs, risquant d’exclure une large partie des électrices et électeurs. Malgré l’ouverture récente de 19 nouveaux centres d’inscription et de vote dans l’Ouest, portant le total à 29, le parti reste sceptique quant à la capacité de ces installations à assurer une participation sans peur.
En conclusion, le parti appelle les acteurs nationaux à s’unir autour d’un cadre partagé, garantissant que chaque citoyen puisse exercer son droit de vote sans contrainte, afin d’éviter que le scrutin ne devienne qu’une illusion démocratique.
Source : AlterPresse
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