Les services de l’Institut Technique d’Enquête Criminelle et d’Analyse (ITECA) ont confirmé la découverte des restes de Willard Vancol dans la localité de Ti Boukan, à l’ouest de Port-au-Prince. L’homme avait été enlevé il y a environ vingt‑un jours, suscitant de vives inquiétudes au sein de la communauté et des organisations de défense des droits humains.
Chronologie des faits
Willard Vancol a disparu le 12 septembre 2026, après avoir été appréhendé par des individus non identifiés alors qu’il se rendait à son domicile. Aucun groupe revendiquant l’acte ne s’est manifesté, et les recherches menées par les autorités locales ainsi que par des bénévoles se sont heurtées à l’insécurité généralisée qui caractérise la région.
Le 30 septembre 2026, des opérateurs de l’ITECA, accompagnés de forces de l’ordre, ont localisé le corps du disparu dans un secteur isolé de Ti Boukan. Les premières constatations indiquent que le corps était partiellement décomposé, rendant l’identification difficile, mais les analyses ADN ont rapidement confirmé l’identité de la victime.
Réactions et perspectives
Les responsables politiques ont réagi avec prudence, appelant à un renforcement des mesures de sécurité et à une enquête approfondie pour déterminer les responsables de l’enlèvement et du meurtre. Des organisations de la société civile ont, quant à elles, dénoncé la persistance d’un climat d’impunité qui alimente la violence et entrave la confiance des citoyens envers les institutions.
Le cas de Willard Vancol s’inscrit dans une série d’incidents violents qui ont secoué le pays ces derniers mois, rappelant les défis sécuritaires auxquels Haïti est confronté. Les autorités ont indiqué que les investigations se poursuivent et que des résultats préliminaires seront communiqués dans les prochains jours.
Source : AlterPresse
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