lundi 3 août 2026

Des bandits neutralisés lors d’une vaste opération policière à Kenscoff

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Plusieurs unités d’élites de la PNH dont le Groupe d’Intervention de la Police Nationale Haïtienne (GIPNH), l’Unité Temporaire Anti-Gang (UTAG) ainsi que la Brigade d’Intervention Rapide (BRI) ont menée une opération majeure à Kenskoff pour freiner la vague de violence et des actes de terrorisme perpétrés par des groupes armés de la coalition criminelle « Viv Ansanm ».

En ce sens, plusieurs bandits ont été abattus et des matériels ont été recensés au moment de cette intervention par les agents de l’ordre de la PNH, le lundi 27 janvier 2025.

Au moins une vingtaine de bandits ont été stoppés, un fusil d’assaut de marque colt M-4, un pistolet de 9mm, des centaines de cartouches de type 7.56, une radio de communication ainsi que du gaz lacrymogène ont été retrouvés en possession des belligérants par les agents de l’ordre, informe la PNH.

Selon une source policière, les criminels transportaient également dans leurs sacs à dos des bonbonnes de gaz lacrymogènes, des bidons remplis de gazoline devant leur faciliter à incendier des maisons ainsi que des équipements pour recharger leurs dispositifs de communication.

D’autre part, la Police nationale a tenu à préciser que l’opération se poursuit actuellement dans l’idée de rétablir l’ordre.

Faut-il bien souligner la présence du directeur général de la PNH, Rameau Normil, dans le but de superviser les opérations, en se faisant accompagné par de hauts responsables de la PNH et de la MMAS, tout en coordonnant les efforts pour assurer la sécurité de la population en détresse prise en tenaille par des voyous.

L’incursion des voyous à Kenscoff survient après plusieurs jours d’alertes lancés par les habitants de la commune qui craignaient un envahissement de la zone par les gangs.

Les balles pleuvaient au centre-ville de Port-au-Prince

Par ailleurs, au centre-ville de Port-au-Prince, des échanges de tirs ont été entendus entre policiers et bandits armés à la rue Capois, avenue Christophe, jusqu’au Champ-de-Mars, où des blindés de la PNH patrouillent les rues complètent désertes. Les actions des gangs visaient à déstabiliser la capitale, tout en créant une vague d’insécurité grandissante.

Dans la foulée, un agent de la PNH répondant au nom de Théodore Harold a été abattu par les bandits dans les parages du commissariat de Port-au-Prince.

Face à cette situation, la PNH se dit déterminer à maintenir l’ordre, tout en exhortant la population à fournir des infos devant les permettre de circonscrire les exactions des malfrats.