vendredi 18 septembre 2026

Épidémie de charbon à Dame‑Marie : pertes massives du cheptel et appel à une aide sanitaire et économique

Dans la section de Baliverne, à Dame‑Marie (Grand’Anse), la maladie du charbon décime le bétail des petits éleveurs. L’OSDDGA a mené une visite de terrain le 28 août 2026, alerté les autorités et proposé un programme de soutien social et de reconstitution du cheptel.

Épidémie de charbon à Dame‑Marie : pertes massives du cheptel et appel à une aide sanitaire et économique
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Dans la cinquième section communale de Baliverne, à Dame‑Marie, la maladie du charbon continue de toucher le bétail, entraînant la mort de plusieurs animaux appartenant à de petits éleveurs. Des cas suspects ont également été signalés chez des habitants de la zone.

Constat sur le terrain

Le 28 août 2026, l’Organisation Sociale pour le Développement Durable de la Grand’Anse (OSDDGA) a effectué une visite d’inspection. Les équipes ont relevé l’ampleur des pertes et ont rappelé aux populations les précautions à prendre face aux carcasses et aux personnes présentant des symptômes.

Conséquences pour les familles rurales

Pour de nombreux ménages de Baliverne, le bétail représente la principale source de revenu, d’épargne et de capital familial. Un cultivateur local a déclaré avoir perdu deux bovins, tandis qu’une mère de deux enfants a décrit des démangeaisons et un gonflement au niveau du cou après exposition à la maladie. Ces témoignages illustrent la double menace, sanitaire et économique, qui pèse sur la communauté.

Propositions d’accompagnement

L’OSDDGA préconise la mise en place d’un dispositif d’identification des éleveurs affectés, d’évaluation des pertes et, lorsque les conditions sanitaires le permettront, d’un programme de reconstitution progressive du cheptel. Les mesures envisagées comprennent la distribution encadrée de petits ruminants ou de bovins, le soutien en aliments pour animaux, l’assistance vétérinaire, la vaccination et la formation à la biosécurité.

Un fonds d’appui, associant autorités publiques, organisations paysannes, ONG et partenaires techniques, serait créé pour financer ces actions. Avant toute remise d’animaux, une évaluation sanitaire de la zone serait indispensable afin d’éviter une nouvelle propagation.

Mobilisation des services publics

Les directions départementales de la Santé et de l’Agriculture de la Grand’Anse ont dépêché des équipes sur le terrain pour évaluer la situation et définir les mesures à prendre. L’OSDDGA insiste sur la nécessité d’une coordination étroite entre les services sanitaires, agricoles et les acteurs locaux, ainsi que sur le renforcement de la sensibilisation concernant la manipulation d’animaux morts.

La priorité immédiate reste la protection de la population contre une maladie potentiellement grave, tandis que le soutien économique doit permettre aux familles touchées de reconstruire leurs moyens de subsistance une fois l’épidémie maîtrisée.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info