vendredi 18 septembre 2026

Escalade de la violence des gangs en Haïti : plus de 2 000 morts et des milliers de déplacés

Les derniers rapports du BINUH et de la plateforme des organisations de défense des droits humains font état de plus de 2 000 décès, de 542 morts en une seule zone et d'une vague de déplacements internes, soulignant l’échec des mesures sécuritaires en Haïti.

Actualités - Alaminuteinfo.com
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Les organisations de défense des droits humains, regroupées au sein de la plateforme POHDH, ont publié un rapport couvrant le premier semestre 2026 et révélant une situation sécuritaire qui se détériore rapidement dans plusieurs départements d’Haïti. Selon ce document, dix massacres ont été recensés dans les régions de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre, portant le bilan à environ 2 000 personnes tuées.

Violence concentrée dans la Plaine du Cul‑de‑Sac

Le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a fourni des chiffres détaillés pour le dernier trimestre, notamment dans la zone de la Plaine du Cul‑de‑Sac et l’Artibonite. Les affrontements entre gangs rivaux, liés au contrôle d’activités illicites, ont fait au moins 542 morts et 355 blessés. Parmi les victimes, 23 % étaient des habitants locaux, dont 176 femmes et filles victimes de violences sexuelles.

Ces épisodes de violence ont entraîné le déplacement forcé d’environ 18 000 personnes, aggravant la crise humanitaire déjà sévère dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite.

Déploiement des forces et critiques des autorités

Malgré la présence de la Force de Répression des Gangs (FRG) censée soutenir la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les Forces Armées d’Haïti (FADH), le secrétaire général de la POHDH, M. Alermy Piervilus, dénonce l’absence de résultats concrets. Il remet en cause la volonté réelle du gouvernement à mettre en œuvre des politiques publiques efficaces, rappelant que les droits fondamentaux – éducation, santé, logement – restent largement non respectés.

Le BINUH a également signalé une intensification des attaques entre le 29 mars et le 30 avril dans plusieurs localités de l’Artibonite, dont Petite Rivière‑de‑l’Artibonite, Dessalines, Saint‑Marc, L’Estère et Gonaïves, faisant 122 morts et 70 blessés.

Ces constats s’opposent aux déclarations récentes de la ministre haïtienne des Affaires étrangères à l’ONU, qui affirmait une amélioration notable de la situation sécuritaire. Les organisations de la société civile restent sceptiques et appellent à un renforcement réel des mesures de protection et à la responsabilité des autorités.


Source : Radio Métropole
Radio Métropole