lundi 3 août 2026

Expulsion de migrants honduriens : Xiomara Castro menace de fermer la base militaire américaine

Partager cet article

La présidente du Honduras, Xiomara Castro, a proféré une menace majeure en réponse à d’éventuelles déportations massives de migrants honduriens par l’administration américaine. Elle a déclaré que si les États-Unis procédaient à ces déportations, son gouvernement envisagerait de fermer la base militaire américaine située sur le territoire hondurien.

Un enjeu stratégique et économique

Xiomara Castro insiste sur le rôle majeur joué par les migrants honduriens dans l’économie américaine, soulignant qu’ils ont contribué de manière significative à la prospérité du pays qui s’apprête à les expulser. Cette position place Washington devant un dilemme géopolitique, car la base militaire de Soto Cano à Palmerola est un élément clé de la stratégie de défense des États-Unis en Amérique centrale.

Si cette menace se concrétisait, elle pourrait modifier l’équilibre militaire et diplomatique dans la région. La base de Soto Cano est notamment utilisée pour des opérations de lutte contre la drogue, des interventions humanitaires et des missions de renseignement.

Un contraste avec Haïti

Alors que le Honduras élève la voix pour défendre ses ressortissants, la situation des migrants haïtiens menacés d’expulsion reste marquée par une passivité inquiétante de la part des autorités haïtiennes. Malgré le nombre important d’Haïtiens vivant aux Etats-Unis et leur contribution économique via les transferts de fonds, aucune mesure concrète n’a été annoncée par le gouvernement haïtien.

De nombreux compatriotes vivant illégalement aux Etats-Unis vivent dans une grande détresse, craignant d’être expulsés vers un pays plongé dans une crise sécuritaire et humanitaire. Cette absence de réaction des autorités haïtiennes contraste avec la fermeté du Honduras, ce qui soulève des questions sur la capacité du gouvernement haïtien à défendre ses ressortissants à l’étranger.

Alors que la question migratoire reste un sujet d’actualité aux Etats-Unis, les réactions des pays concernés mettent en évidence des approches contrastées. Alors que le Honduras envisage des mesures de rétorsion diplomatique, Haïti reste, pour l’instant, spectateur de son propre drame.

 

Source Photo: Diario la Prensa