Le 3 novembre 2026, le président du Salvador, Nayib Bukele, a publié sur X que des hélicoptères militaires salvadoriens étaient intervenus rapidement à Croix‑des‑Bouquets, au nord de Port‑au‑Prince, pour repousser une attaque dirigée contre des soldats tchadiens de la Force de répression des gangs (FRG). Selon son message, les gangs n’avaient plus « l’avantage » face à cette réponse aérienne.
Des témoins présents sur les lieux ont décrit des coups de feu, des éclairs de lumière dans la nuit et la présence d’un hélicoptère de combat, confirmant le déroulement de l’opération annoncée par Bukele.
L’incident intervient alors que plus de deux mille militaires salvadoriens sont déployés en Haïti, suite à la disparition de quatre techniciens salvadoriens le 18 octobre 2026 dans la plaine du Cul‑de‑Sac. Leur sort reste inconnu.
Le même jour, l’ambassadeur des États‑Unis auprès de l’ONU, Mike Waltz, a réagi à une demande de médiation émanant de Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou », chef du gang 400 Mawozo. Dans une lettre datée du 1 novembre 2026 adressée au secrétaire général António Guterres, Joseph sollicitait l’envoi d’une délégation pour ouvrir un dialogue entre son groupe et les forces internationales présentes sur le territoire haïtien. Waltz a exprimé son étonnement et a appelé les chefs de gangs à cesser les attaques contre les forces internationales, la Police nationale d’Haïti et la population civile.
Wilson Joseph fait l’objet de poursuites aux États‑Unis pour prise d’otages et complot en vue de commettre une prise d’otages, avec une récompense pouvant atteindre un million de dollars pour toute information menant à son arrestation. Son gang, 400 Mawozo, était notamment responsable de l’enlèvement de dix‑sept missionnaires chrétiens en octobre 2021, dont seize ressortissants américains et un Canadien.
Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils‑Aimé, a rappelé que l’État haïtien conserve la responsabilité politique et stratégique des opérations de sécurité, tout en bénéficiant du soutien des forces internationales. Il a souligné le respect des droits humains et du cadre légal, et a annoncé un programme visant à porter les Forces armées d’Haïti à quinze mille militaires.
Par ailleurs, l’Organisation des Nations unies a précisé que la grande majorité des militaires salvadoriens présents sur le sol haïtien ne relèvent pas du mandat de la FRG ni de son dispositif de reddition de comptes, illustrant la complexité du dispositif sécuritaire multinational en cours.
Source : AlterPresse
AlterPresse







