Entre le 31 octobre et le 2 novembre 2026, la commune de l’Arcahaie, au nord de Port‑au‑Prince, a connu une vague d’attaques perpétrées par des groupes armés. Le bilan partiel communiqué par l’agent exécutif intérimaire de la commune, Wilner René, indique quinze personnes décédées, parmi lesquelles des membres de la brigade de police.
Retombées d’une opération policière
Les assauts seraient une réaction directe à la mort d’une vingtaine de membres de ces gangs lors d’une intervention policière du 29 octobre 2026. Selon les autorités locales, les bandits ont reçu le soutien d’autres groupes armés, ce qui a intensifié la violence.
Wilner René a précisé que sept corps ont été transférés à la morgue, tandis que sept autres restent au sol, soulignant la gravité du massacre de civils.
Réaction des forces de l’ordre
Le 2 novembre, des opérations conjointes de la police nationale haïtienne et de la Brigade d’autodéfense ont permis de contenir la progression des assaillants. Les forces de l’ordre ont repris le contrôle de plusieurs quartiers, dont Thoman, Vignier et une partie de Bercy, zones qui étaient sous l’emprise des gangs.
Lors de ces incursions, les bandits ont vandalisé et incendié plusieurs habitations. Des membres de gangs auraient également été abattus par les forces de l’ordre et des civils.
Persistance de l’insécurité
Malgré le recul des affrontements, la population reste en état d’alerte, notamment à Cabaret, où les groupes armés restent fortement présents. Wilner René a appelé les autorités à lancer une opération d’envergure pour évacuer définitivement les gangs de cette zone.
Le contexte de violence s’inscrit dans une série d’attaques qui a touché l’Arcahaie au cours de l’année écoulée, avec une trentaine d’incidents armés signalés. Un précédent meurtre de la policière Queturat Saint‑Jour, survenu le 6 septembre 2026 à Bercy, rappelle la dangerosité du climat sécuritaire.
Source : AlterPresse
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