mercredi 4 novembre 2026

Le gouvernement haïtien réaffirme son pilotage des opérations de sécurité malgré le soutien international

Le Premier ministre a rappelé que l’État garde la responsabilité politique et stratégique des actions de sécurité, tout en soulignant la coopération avec la FRG, les troupes salvadoriennes et d’autres partenaires.

Le gouvernement haïtien réaffirme son pilotage des opérations de sécurité malgré le soutien international
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Lors d’une conférence de presse le 3 novembre 2026, le Premier ministre d’Haïti a souligné que l’État demeure maître de la direction politique et stratégique des opérations de sécurité sur le territoire national. Il a été accompagné du directeur de la Police nationale, du général en chef des Forces armées d’Haïti, du colonel responsable des troupes salvadoriennes et du commandant adjoint de la Force de répression des gangs (FRG).

Le chef du gouvernement a précisé que la présence internationale, notamment la FRG soutenue par les Nations unies et les forces salvadoriennes, ne vise pas à remplacer l’État haïtien mais à renforcer ses capacités. Cette coopération intervient après l’attaque du 18 octobre 2026 qui a coûté la vie à quatre techniciens militaires salvadoriens dans la plaine du Cul‑de‑Sac, déclenchant le déploiement de plus de 2 000 soldats salvadoriens pour les retrouver.

Renforcement des forces internationales

La FRG, dont le mandat a été prolongé jusqu’en mars 2027, regroupe des contingents provenant du Tchad, du Sri Lanka, du Guatemala, de la Mongolie, de la Jamaïque, du Salvador et du Bangladesh. Le Premier ministre a annoncé l’arrivée de forces spéciales salvadoriennes, estimant que cet appui contribuera à diminuer l’influence des groupes armés.

Modernisation de l’armée haïtienne

Parallèlement, le gouvernement a présenté son plan de modernisation des Forces armées d’Haïti, visant à atteindre progressivement un effectif de 15 000 soldats. L’objectif affiché est de bâtir une armée professionnelle, disciplinée et capable d’assurer la défense nationale.

Le Premier ministre a rappelé que la lutte contre les gangs doit se dérouler dans le respect du droit haïtien et des engagements internationaux. Il a insisté sur la protection des civils et la nécessité de traduire les criminels en justice, tout en condamnant toute forme d’abus ou de violation des droits humains.

Enfin, il a remercié les pays partenaires, en particulier le Salvador, pour leur solidarité et a souligné que la coopération internationale doit servir à renforcer les capacités nationales d’Haïti.


Source : AlterPresse
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