Le vendredi 31 juillet 2026, la direction départementale de la Police nationale d’Haïti (PNH) a inauguré à Jacmel, dans le Sud‑Est, une campagne de prévention visant à réduire les violences sexuelles. L’événement a débuté sur le marché Beaudouin, où les agents ont présenté des messages de prévention aux commerçants, agriculteurs, conducteurs d’engins lourds et motocyclistes.
Au cours de la même journée, une délégation de la PNH s’est rendue au parquet, au tribunal de paix et à la Direction générale des impôts de la ville afin de diffuser les mêmes consignes et d’appeler les institutions publiques à renforcer leur coopération dans la lutte contre les agressions.
Réaction de la population
Les habitants ont accueilli l’initiative avec un soutien notable, exprimant leur volonté de participer activement à la construction d’un environnement plus sûr où les droits humains sont respectés. La police a souligné cet accueil favorable comme un signe encourageant pour la poursuite des actions de sensibilisation.
Contexte d’escalade des violences sexuelles
Cette mobilisation intervient alors que les statistiques de l’Organisation des Nations unies indiquent une augmentation marquée des violences sexuelles en Haïti. Entre avril et juin 2026, plus de trois mille cas ont été enregistrés, dont plus d’un millier au seul mois de juin. Selon le porte‑parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, près de soixante‑dix pour cent des incidents recensés au premier semestre de l’année concernent des viols.
Les rapports de l’Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) précisent que de nombreux viols collectifs sont perpétrés par des groupes armés et que plus de la moitié des survivantes sont des personnes déplacées.
Dans ce contexte, la campagne de Jacmel s’inscrit dans une stratégie plus large de prévention et de lutte contre toutes les formes de violences et de violations des droits humains, en cherchant à mobiliser tant les autorités que la population civile.
Source : AlterPresse
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