Karavan Fanm pou Chanjman (KFPC) dans une note sort dans son silence, face à la crise sociopolitique et économique auquel est confronté le pays depuis des mois.
Dans un message, la structure fait appel à l’unité entre les acteurs afin d’apporter des réponses aux différentes revendications de la population haïtienne qui proteste depuis des semaines contre l’inflation, l’insécurité, la crise du carburant entre autres.
Au début de cette note, KFPC a mis l’accent sur la situation alarmante que traverse le pays depuis des mois. Selon cette structure, la situation pourrait engendrer la disparition de l’état-nation. » Depuis environ quatre (4) semaines, le pays est en proie à une situation de troubles profonds, issu d’une crise multidimensionnelle à la fois structurelle et conjoncturelle », a indiqué la note. » Cette situation désastreuse met, dans une large mesure, en péril l’existence même de notre État-nation », ont ajouté les membres de la KFPC.
Face à ce moment de Chaos, Karavan Fanm pou Chanjman croit que l’heure est au dialogue, afin de développer un consensus politique national pouvant répondre aux besoins urgents de la population. « L’heure est au dialogue fraternel et sincère, à l’unité pour développer un consensus politique national devant conduire au processus de refondation de la nation, de la reconstruction du tissu social permettant le retour à un cadre constitutionnel et démocratique normal », a lancé l’organisation aux différents acteurs.
Par ailleurs, KFPC a surtout souligné que cette crise existe depuis des années, mais la population qui est à bout de souffle face à une telle situation a expliqué son ras-le-bol. » Au-delà de toute considération partisane, il y a lieu de reconnaître que le blocage des routes nationales ou des villes par des troncs d’arbres, des carcasses de véhicules d’engin lourd constitue un indicateur puissant du degré de mobilisation populaire et témoigne dans ces moments d’agitations sociales, du profond malaise de la population », peut-on lire dans la note.
KFPC rappelle qu’il avait demandé au premier Ariel Henry, le 15 septembre dernier, à travers une note de presse, d’écouter les cris de la population, mais le gouvernement n’a pas réagi a-t-elle dit en soulignant les problèmes actuels du pays.








