La période de Noël s’approche, habituellement, c’est la saison la plus allégresse de l’année. En Haïti, la Noël est symbole de la jovialité, des couleurs vives. En cette période, les activités donnent libre cours et la population peut traîner à toute heure dans les rues, sans peur le moindre danger.
Les décos et les chants traditionnels propres à cette festivité mêlent avec charme dans nos salons. Par contre depuis plusieurs années, les crises permanentes et insupportables qui rongent le pays, affectent abondamment cette période de bonheur et de partage. Cette année encore, la Noël approche dans un contexte encore plus difficile que les années précédentes avec l’emprise des gangs sur Haïti qui s’accroît. Les affrontements entre clans rivaux sont vifs dans les communes de Croix-des-Bouquets, de Tabarre et de Cité Soleil, en zone métropolitaine de Port-au-Prince et l’insécurité qui persiste dans notre quotidien, la Noël ne s’annonce pas d’une manière très épanouie !
Crise multiforme
Durant ces trois dernières années, la population haïtienne, confrontée à une crise multiforme, se trouve livrée à elle-même. Perdue entre les problèmes sociaux, politiques, économiques et sanitaires, insécurité. Cette crise plonge la société haïtienne, de plus en plus dans le gouffre de la misère. Sans issue et sans personne vers qui tourner le regard, la population retrouve dans un dédale sur son propre territoire. Ce moment périlleux a constitué des obstacles capitales dans la réalisation des fêtes de fin d’année.
La décision du pouvoir en place de majorer les prix des produits pétroliers à la pompe à compliquer la situation en occasionnant des mouvements de protestation partout sur le territoire national. En dépit, les pertes en vies humaines et la paralysie du pays pendant plusieurs semaines, le gouvernement a soutenu sa disposition. Comme résultat, les prix de tous les produits ont été révisés à la hausse, le coût du transport en commun a été doublé, voire triplé dans certains endroits, plongeant encore la population dans la précarité la plus honteuse et paralysent les festivités de fin d’année.
Deux semaines restant avant la fête de Noël symbolisant le partage et l’espérance, la population sombre dans le noir et le pays tout entier est dans une crise sans pareil.







