vendredi 18 septembre 2026

La mission CARICOM en Haïti : un bilan urgent de la transition politique et sécuritaire

Du 2 au 9 septembre, la CARICOM évalue la transition haïtienne confrontée à une insécurité grandissante et à l’incertitude électorale prévue pour décembre 2026.

La mission CARICOM en Haïti : un bilan urgent de la transition politique et sécuritaire
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Une délégation de la Communauté des Caraïbes arrive à Port‑au‑Prince du 2 au 9 septembre 2026 avec pour mandat d’analyser la situation politique et sécuritaire du pays. Les représentants rencontreront les autorités gouvernementales, les leaders politiques et les acteurs de la société civile afin de mesurer les écarts entre les engagements affichés et la réalité du terrain.

Un processus de transition en difficulté

Haïti n’a pas organisé d’élections nationales depuis 2016. Les échéances annoncées ont été repoussées à plusieurs reprises, en raison de crises institutionnelles, de l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021 et de la montée en puissance des groupes armés. En 2024, la CARICOM a participé aux négociations qui ont abouti à la création du Conseil présidentiel de transition, chargé de restaurer la sécurité, de préparer les scrutins et de faciliter le retour à un gouvernement élu.

Ce conseil a vu son mandat s’achever en février 2026 sans avoir organisé le vote prévu. Le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils‑Aimé a repris la responsabilité de la transition, en mettant l’accent sur la sécurisation du pays et la préparation des élections prévues le 13 décembre 2026 par le Conseil électoral provisoire.

Une insécurité qui freine le processus électoral

Sur le terrain, les groupes armés continuent d’étendre leur emprise, provoquant des déplacements massifs de populations. L’attaque de Kenscoff en août 2026, qui a fait au moins 47 victimes, illustre la fragilité sécuritaire actuelle. Cette violence soulève de sérieux doutes quant à la capacité des autorités à garantir la sécurité des électeurs, la libre circulation des candidats, l’accès aux bureaux de vote et la protection des opérations électorales.

La mission CARICOM devra donc évaluer non seulement la disponibilité d’un calendrier électoral, mais surtout la possibilité de créer les conditions indispensables à un scrutin libre et sécurisé. Le succès de la transition dépendra de la capacité du gouvernement à maîtriser la situation sécuritaire avant le vote de décembre.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info